Le Bayern Munich et la Juventus premiers qualifiés pour les huitièmes de la Champions League

Le Bayern Munich et la Juventus premiers qualifiés pour les huitièmes de la Champions League
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Le Bayern Munich et la Juventus premiers qualifiés pour les huitièmes de la Champions League - © AFP - RTBF

Le Bayern Munich et la Juventus, tous deux victorieux ce mercredi dans le cadre de la quatrième journée de la phase de poules de la Champions League, sont les deux premiers qualifiés pour les huitièmes de finale avec encore deux journées à disputer.

Le Bayern, victorieux de l'Olympiakos 2-0, dispose d'un score parfait de douze points, et la Juventus, qui a battu sur le fil (1-2) le Lokomotiv Moscou, compte dix points. Les deux sont assurés de finir au moins à la deuxième place de leur groupe.

Crispés, incapables de mettre du rythme pendant l'essentiel du match, les Bavarois ont dû attendre un but de l'inévitable Robert Lewandowski, servi par Kingsley Coman, le meilleur homme du match, pour casser la résistance des Grecs à la 69ème minute, avant que Perisic ne cloue le cercueil à deux minutes de la fin.

Malgré le retour dans l'équipe des battants Thomas Müller et Javi Martinez, et l'éviction de Thiago Alcantara et Philippe Coutinho par l'entraîneur intérimaire Hansi Flick, le Bayern n'a guère plus convaincu que lors de ses sorties du mois d'octobre. Et il lui faudra trouver un autre tempo s'il veut s'imposer samedi à domicile dans le Klassiker de la Bundesliga contre Dortmund.

Tandis que leurs dirigeants se sont "donné du temps" pour trouver un nouvel entraîneur - les noms de Wenger, Mourinho et Allegri circulent, entre autres - les joueurs, eux, n'avaient pas ce luxe : ils devaient faire face immédiatement à leurs "responsabilités", comme l'avait admis Joshua Kimmich la veille du match.

Malgré leur supériorité intrinsèque, les stars du Bayern ont pourtant été très loin des attentes placées en eux par leurs dirigeants, surtout en première période.

Hormis une tentative de loin de Leon Goretzka (5') qui a obligé le gardien José Sa à une belle détente, ils ont surtout monopolisé le ballon en vain. Un tir de Serge Gnabry dans les bras du gardien (16') ou un mauvais centre de Kingsley Coman (18') malgré un débordement très propre illustraient ce sentiment d'impuissance.

En face, l'Olympiakos ne s'est pas créé une seule occasion, sauf lorsque David Alaba, fébrile, a fait une boulette dans la surface (16'), qui aurait pu coûter très cher si les attaquants grecs s'étaient montrés plus adroits.

Deux éclairs sont venus illuminer cette grise première période : un exploit personnel dans la surface de Coman, qui a échoué sur le gardien (34'), et une curieuse action, lorsqu'un ballon a fait le billard dans la surface grecque entre la tête de Lewandowsi et l'oreille de Benjamin Pavard, avant de s'écraser sur le poteau (45').

Que leur a dit à la pause Hansi Flick, l'ancien adjoint de Kovac, et que l'on dit très apprécié du vestiaire ? Toujours est-il que les Munichois sont revenus sur la pelouse avec de meilleures intentions.

Plus incisifs dans les duels, on a vu qu'ils essayaient d'emballer le match. Mais il semblait toujours manquer le dixième de seconde nécessaire pour faire la différence.

Jusqu'à la 69ème minute. Coman, qui avait obligé José Sa a une parade spectaculaire quelques minutes plus tôt, après un nouveau slalom dans la défense, a cette fois servi Lewandowski de la droite. Le Polonais, désormais deuxième meilleur buteur de la Champions League avec six réalisations, a repris dans une position acrobatique et dans un angle impossible (1-0).

Coman a ensuite évité des angoisses à son équipe en préparant superbement le deuxième but, à la 88ème minute : en position de meneur de jeu, il a servi son compatriote Corentin Tolisso dans la course sur la gauche, et le centre de l'ancien Lyonnais a trouvé Ivan Perisic (89' 2-0). Beau coaching de Flick : Tolisso et Perisic venaient d'entrer en jeu.

La Juventus se qualifie dans la douleur

Avant l'autre match du Groupe D entre le Bayer Leverkusen et l'Atletico Madrid, la Juventus Turin est en tête avec dix points et ne peut plus être rejointe par le troisième, le Lokomotiv Moscou, qui compte trois points. Les Russes pourraient eux voir s'envoler leurs espoirs de qualification en cas de victoire espagnole ce mercredi soir.

Comme il y a deux semaines, les Bianconeri ont pourtant été mis en difficulté par une équipe russe solide à défaut d'être géniale. Et comme il y a deux semaines, les hommes de Maurizio Sarri ont été sauvés par un joueur sorti du banc.

Lors du match aller, c'était Paulo Dybala qui, d'un doublé en trois minutes, avait donné la victoire à la Juventus en fin de match. Cette fois, c'est Douglas Costa qui, grâce à une offensive rageuse et un relais avec Gonzalo Higuain, a conclu d'un pointu entre les jambes de Guilherme pour donner la victoire aux siens (93' 1-2).

Une fin cruelle pour les Moscovites, tant le partage paraissait jusqu'alors flatteur pour la Vieille Dame.

Quelques minutes avant ce but, les Turinois semblaient être tout près de se diriger vers leur première défaite de la saison quand Leonardo Bonucci avait sauvé sur sa ligne une frappe de Joao Mario (78'), consécutive à une action russe qui avait vu le milieu de terrain polonais du Lokomotiv, Krychowiak, buter sur son compatriote Szczesny.

Le point d'orgue d'une mainmise moscovite sur le match, caractérisée par la menace permanente qu'ont fait peser les deux avant-centres des Rouge et Vert : l'international russe Aleksei Miranchuk, auteur de son deuxième but en deux matches en C1, et le bourreau des Bleus en finale de l'Euro 2016, Eder, très utile en pivot.

Tout avait pourtant commencé de la meilleure des manières pour la Juventus Turin : sur un coup-franc de Cristiano Ronaldo, a priori anodin, le gardien de but du Lokomotiv Guilherme s'est rendu coupable d'une terrible faute de main. A l'affut, Aaron Ramsey n'a pas laissé passer l'occasion de pousser le cuir dans le but (4' 0-1).

Cueilli à froid, le Lokomotiv Moscou aurait pu s'effondrer. Mais le club russe n'a attendu qu'une dizaine de minutes pour égaliser par Aleksei Miranchuk. A la réception d'un bon centre de l'ancien lyonnais Maciej Rybus, sa tête a atterri sur le poteau de Szczesny mais l'international russe, en avance sur Bonucci, a terminé de près (12' 1-1).

D'un but à l'autre, chaque équipe a ensuite eu l'occasion de prendre l'avantage. Guilherme a fait oublier sa faute de main initiale par un arrêt réflexe sur une reprise de Gonzalo Higuain (35') puis une belle parade sur une frappe de Ronaldo aux 20 mètres (56').

En contre, les Moscovites ont eux mis régulièrement la pression sur les buts turinois et, au fil des minutes, ont pris de plus en plus confiance. Jusqu'au but de Douglas Costa, au bout du temps additionnel.

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