La "Super League", coup de pression ou vrai projet ? "Ils veulent juste plus de pouvoir et plus d'argent, ça ne se fera pas"

Douze des plus grands clubs d'Europe et du Monde (le Real Madrid, le FC Barcelone, l’Atlético Madrid, l’Inter Milan, l’AC Milan, la Juventus, Manchester City, Manchester United, Arsenal, Liverpool, Chelsea et Tottenham) ont décidé dimanche soir de donner un coup de boost à leur projet de "Super League" en annonçant avoir conclu un accord pour mettre sur pied cette nouvelle compétition.

Gérée par ces douze géants anglais, italiens et espagnols, la "Super League" - si elle venait à voir le jour - entrerait en concurrence avec la Champions League de l'UEFA qui, sans ces clubs, perdrait beaucoup d'intérêt...


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"C'est véritablement un coup de pression, un coup de poker de la part des douze clubs cités, analyse Pierre Rondeau, spécialiste de l'économie du football, contacté par nos confrères de France Info. La réforme de la Champions League doit être officialisée ce lundi par l'UEFA, et à la veille de cette annonce, ces clubs ont dit clairement qu'ils la refusaient et qu'ils demandaient plus d'argent. Comme l'UEFA ne veut pas leur accorder ce qu'ils demandent, ils brandissent la menace de la Super League. Je pense que c'est uniquement un coup de pression, et que cela ne se fera pas. Ce qui pourrait se faire, par contre, c'est l'apparition d'une Champions League encore plus rémunératrice et mieux contrôlée par les grands clubs : plus d'inégalités, moins de mérite sportif, plus de chances accordées aux grands et aux puissants, mais toujours dans le giron dans l'UEFA. On conserverait donc une Champions League tournée surtout et avant tout vers les grands clubs."

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