Il y a 20 ans, la folle épopée d'Anderlecht en Champions League : "L'équipe était parfaite"

22 novembre 2000. Les joueurs du Sporting d’Anderlecht s’apprêtent à entamer leur deuxième phase de groupes en Champions League face à la Lazio Rome.

Les Anderlechtois, qualifiés par l’intermédiaire des tours préliminaires (face à Anorthosis Famagouste puis le FC Porto), ont brillé lors de la première phase de groupes. Victoire contre le PSV Eindhoven (1-0), face au Dynamo Kiev (4-2), contre Manchester United (2-1) et au PSV Eindhoven (2-3). Des prestations brillantes, notamment face à la prestigieuse formation anglaise.

Quand le petit chatouille les grands. La belle campagne européenne se poursuit face à la Lazio Rome. Solides derrière, créatifs devant : les Mauves émergent finalement grâce à un but du vivace Tomasz Radzinski (1-0). Le RSCA enchainera ensuite quatre défaites (une au Real Madrid, deux face à Leeds United et une sur la pelouse de la Lazio) avant de boucler son parcours historique avec un succès à domicile contre le Real Madrid (2-0).

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"Ce qu’on peut en retenir, c’est du positif, on a vécu des moments incroyables. Si je dois ressortir un match, c’est celui face à la Lazio. Un match important d’un point de vue personnel car je n’avais pas joué les premières rencontres de Champions League cette saison-là. Je revenais un peu de nulle part, il y a aussi eu des blessés et des suspendus. Il y a eu ce duo improbable où j’ai été aligné dans l’axe de la défense avec Ilic. Il y avait une force collective, une envie commune lorsqu’on montait sur le terrain. C’est aussi ça qui a permis de faire la différence. Notre entraineur Aime Anthuenis a aussi été important. Il a fallu qu’il apprenne la gestion de ce groupe, de ce club, tandis que nous devions nous adapter aux méthodes qu’il employait. Je ne garde que de bons souvenirs de lui. Ca a été une année festive également. On avait le sens de la fête, mais à l’époque, il n’y avait pas les réseaux sociaux. Ce n’était pas grave si on était vu à droite ou à gauche", raconte Olivier Doll, ancien défenseur mauve, à notre micro.

"Je retiens ce match gagné 2-1 contre Manchester United. C’était peut-être une victoire inespérée, surtout face à la plus grande équipe de l’époque. On a vécu des moments inoubliables dans cette campagne. Notre force, c’était notre groupe. Nous n’étions pas simplement onze joueurs. Il y avait le staff, un noyau de 25 joueurs et on donnait le maximum pour l’amour du maillot. Anderlecht nous a tout donné dans cette année extraordinaire. Il ne faut pas oublier le facteur chance aussi : on s’était qualifié face à Porto en préliminaires avec un match retour très difficile. Je n’ai pas eu le maillot de David Beckham, mais on le cherche encore, il est peut-être sous le terrain. Tout le monde voulait son maillot, c’était le joueur le plus réputé. On a pris mieux que son maillot… on a pris la victoire", précise lui Walter Baseggio.

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Avant de conclure : "Antheunis est arrivé de Genk. On sortait d’une saison pleine. Les débuts étaient difficiles, pendant 2-3 mois environ, mais les discussions ont fait avancer l’équipe. Jan Koller et Radzinski, c’était le duo parfait. Un petit qui a de la vitesse, un grand qui sait tenir le ballon et jouer de la tête. C’était deux joueurs extraordinaires, mais il y avait avant tout une équipe. L’équipe était parfaite à ce moment-là."

Des victoires contre le FC Porto, le PSV Eindhoven, Manchester United, la Lazio Rome et le Real Madrid : une campagne européenne à jamais gravée dans l’histoire du football belge.

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