Héroïque, Bruges passe tout proche de l'exploit face à la Lazio mais devra se "contenter" de l'Europa League (2-2)

Mené 2-1 et réduit à 10 après l’exclusion précoce de Sobol, Bruges est passé à un cheveu d’un exploit face à la Lazio… et d’une qualification historique pour les 8e de finale de la Ligue des Champions. Vanaken a en effet redonné espoir aux Blauw&Zwart à un quart d’heure du terme mais malheureusement le but de la victoire et de la qualification n’est jamais arrivé. Et ce malgré une transversale de De Ketelaere dans les arrêts de jeu… (2-2).

Dénouement infiniment cruel donc pour ce Bruges, qui a tenu tête à la Lazio, mais qui a finalement été plombé par des erreurs individuelles en première mi-temps et une persistante malchance en seconde. Les Blauw&Zwart devront donc se "contenter" de poursuivre leur route en Europa League. Si on leur avait annoncé cela il y a quelques semaines, ils auraient probablement signé des deux mains. Mais ce mardi soir, pas sûr qu’ils soient du même avis…

Le résumé :

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But de Vanaken qui redonne espoir à Bruges. © TIZIANA FABI - AFP

Début de match indécis, la Lazio, désireuse d’enfoncer le clou d’entrée, confisque le cuir mais se heurte à un dispositif brugeois bien regroupé.

Malheureusement pour les hommes de Clément, le ballon circule vite, très vite, trop vite dans les rangs romains. Mauvaise sortie de défense de Kossounou qui part à la chasse aux pâquerettes. Correa en profite pour solliciter Luis Alberto d’une astucieuse feinte. La frappe du métronome espagnol est détournée par Mignolet… dans les pieds de Correa qui ne se fait évidemment pas prier. C’est 1-0, Bruges est cueilli à froid d’entrée ! (12’)

Et alors qu’on pense que la cafetière brugeoise a pris un coup rédhibitoire, elle va réagir dans la foulée. Lang, décidément devenu l’un des dynamiteurs de l’attaque brugeoise, se balade dans la défense laziale, décoche une lourde frappe que Reina ne peut que maladroitement détourner sur Vormer. La phase est similaire au but d’ouverture, la finition aussi, Vormer remet les compteurs à zéro ! (1-1, 15’)

Surfant sur la vague de confiance suscitée par ce but, Bruges repart à l’abordage. De Ketelaere, décidément facile, tente sa chance de très loin. Son envoi puissant s’envole mais flirte avec le montant extérieur de Reina. Dominatrice en début de match, la Lazio est désormais acculée dans son camp.

Et pourtant, avec ce genre d’équipe, expérimentée et intrinsèquement plus talentueuse, le danger rôde toujours quelque part. Illustration avec cette percée à priori anodine d’Immobile dans la surface. Pourtant bien dans le coup, Mata tente un tacle défensif très mal maîtrisé et emporte tout sur son passage. L’arbitre octroie un pénalty aux Romains que le sniper maison, Immobile, se charge évidemment de concrétiser. C’est cruel pour Bruges, bien dans son match mais plombé par deux erreurs individuelles. (2-1, 29’)

Et malheureusement pour les Blauw&Zwart, cela va de mal en pis. En difficulté depuis le début du match et averti… après moins d’une minute, Sobol enchaîne les approximations et rate complètement une nouvelle intervention. Les Brugeois ont beau éructer, l’arbitre n’a pas d’autre choix que d’attribuer un deuxième bristol au défenseur ukrainien. La mission de Bruges, mené au score et réduit à dix avant la mi-temps, se complique.

Et le phoenix brugeois renaît de ses cendres pour nous faire vibrer !

Et cette fois-ci, le coup sur la cafetière semble bien être définitif. Dos au mur, remonté sur la pelouse dans la peau d’un chasseur qui abat sa dernière cartouche, Bruges tente de mettre le nez à la fenêtre romaine. Mais les incartades sont brouillonnes ou tuées dans l’oeuf par des Romains intransigeants. De l’autre côté, Immobile rate une occasion trois étoiles pour faire le break. Un cadeau d’apparence anodine… qui va cependant avoir des répercussions sur le match.

Parce qu’avec ce léger matelas d’un but d’avance, la Lazio n’est pas à l’abri d’un sursaut d’orgueil de Bruges. Et ce qui devait arriver arriva… alors que le match se déroule à un train de sénateur, Vormer trouve son acolyte de toujours, Vanaken, d’un centre dans la surface. La détente du Diable Rouge est parfaite, son coup de casque aussi, c’est 2-2 ! Tout est relancé !!

Et la fin de match s’enflamme. Bruges pousse sur accélérateur et passe à quelques centimètres de l’exploit. D’abord sur un ballon sauvé à même la ligne par la défense puis sur une frappe monstrueuse de De Ketelaere qui vient s’écraser sur la transversale. Que c’est cruel…

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