Bailly : "Le Celtic est plus fort qu'Anderlecht !"

Logan Bailly
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Logan Bailly - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Mercredi soir, pour Anderlecht-Celtic, Logan Bailly sera un spectateur attentif. En 2 saisons, le Liégeois n’a livré que 5 matches dans les bois catholiques. Mais il reste marqué à jamais par la ferveur écossaise.

Balayés lors de la première journée par le Bayern et le PSG, Anderlecht et le Celtic sont voués à se disputer la 3e place du groupe. Mais Logan Bailly avertit St-Guidon : il promet une partie de plaisir. " Qu’Anderlecht fasse attention, on n’est pas 6 fois de suite champion d’Ecosse pour rien. Le Celtic est une équipe de battants, avec des individualités de premier plan. Moussa Dembele, son buteur, sort d’une longue revalidation mais le danger peut venir de partout. Ils ont plusieurs armes fatales : Griffiths, Sinclair, le capitaine Brown et surtout Patrick Roberts, qui est revenu de Manchester City et est pour moi un joueur d’exception. Brendan Rodgers est aussi un coach renommé et insuffle cette mentalité de battant. "

N’en jetez plus, la coupe est pleine : Anderlecht est prévenu. " Pour moi, le Celtic est plus fort qu’Anderlecht, mais en football tout est possible : le Sporting a montré l’an passé à Manchester United qu’il se motivait pour les grandes occasions, et donc son début de saison raté ne signifie rien. Mais en valeur pure, je miserais plutôt sur le Celtic. "

Catholiques

S’il n’a que peu joué à Glasgow (5 matches en 2 ans), Logan Bailly a vécu de l’intérieur le vestiaire des Bhoys, un club marqué par la rivalité séculaire avec les voisins du Rangers. " C’est un club chargé d’histoire et de passion, dont les supporters sont de véritables fanatiques. Ils poussent leur équipe jusqu’au bout. Avant, il y avait aussi la dimension religieuse : le Celtic était le club de la communauté catholique, tandis que les Rangers incarnait le protestantisme. Je n’ai plus senti cette tension quand j’y étais. En tout cas, moi, je n’étais pas obligé d’aller à la messe (rires) ! "

Durant ses 2 saisons sur place, Logan Bailly a apprécié l’esprit local. " On dit que l’alcool règne en maître en Grande-Bretagne, mais c’était super-pro… ce qui ne nous empêchait pas de faire des restos ensemble après les matches. Communiquer n’était pas un souci : je parle bien anglais… et les trois quarts des Ecossais faisaient des efforts pour m’éviter leur gros accent local. Mais de quoi non plus convertir le Liégeois aux habitudes locales. " Non, je n’ai pas ramené de kilt… Et je ne mangeais pas non plus de panse de brebis, le plat national. Je laissais ça aux autres (rires) ! "

Ambiance de folie

Le 5 décembre, veille de la St-Nicolas, les Anderlechtois recevront leur cadeau avant tout le monde : ils se produiront à Celtic Park, l’un des stades les plus chauds d’Europe. " J’ai joué en Bundesliga, on m’a parlé des derbies en Turquie, mais l’ambiance de Celtic Park est unique, je n’ai jamais vécu ça ailleurs, c’est pour des publics pareils que je fais ce métier. Vous vous sentez portés par tout un stade, ça vous fait mieux jouer. En championnat, c’était déjà chaud, mais en Champions League, l’ambiance grimpait encore de quelques crans. "

Les Mauves s’en souviennent : le 5 novembre 2003, le Sporting de Baseggio, Dindane et du jeune Kompany se noyait à Celtic Park (3-1).

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