Road to Euro 9/24 : L’Ecosse, un retour attendu depuis plus de 20 ans

Place l’Euro 2020 ! Pour planter le décor, la RTBF vous propose la présentation des équipes qualifiées pour la compétition. Quel a été son parcours en qualifications ? Son histoire avec l’Euro ? Sa star ? Ses chances d’aller au bout ? Vous saurez tout, c’est parti pour notre Road to Euro.

1. Un retour attendu depuis 1996

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Absente à l’Euro depuis 1996, l’Ecosse fait son grand retour. Le coach Steve Clarke a réussi son pari : ramener le pays en phase finale d’un grand tournoi. Qualifié grâce à sa victoire face à la Serbie (1-1, 5 à 4 aux t.a.b), le onze au chardon était absent d’un grand tournoi depuis 1998 et la Coupe du monde en France.

Les scènes de joie suite à la victoire ont été spectaculaires. Et malgré les restrictions sanitaires, on a vu les supporters hurler leur bonheur un peu partout dans le pays. Car malgré la crise qui règne sur le monde, les célébrations vues suite à la qualification de l’Ecosse montrent au combien le football est fédérateur.

Dans un groupe constitué de l’Angleterre, de la Croatie et de la République tchèque, l’Ecosse fait figure de petit poucet et tentera de se battre pour la 3e place, tant les deux premières équipes semblent inabordables. Avec qui sait, à la clé, une qualification pour les 1/8e de finale.

2. L’histoire à l’Euro :

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Nombre de participations : 2/16

Victoires : 2

Finales : 0

Dernière participation : 1996 (termine 3e du groupe composé de l’Angleterre, des Pays-Bas et de la Suisse)

Le brillant passé : Difficile de parler d’un passé brillant pour l’Ecosse tant le pays

Le souvenir qui fâche : Il faut aller voir au-delà de l’Euro pour trouver un souvenir qui fâche. "Ils ne sont pas dans les compétitions, mais plutôt dans les qualifications. Absente depuis 1998, chaque fois que l’Ecosse a loupé le coche, ça a été difficile. Et puis lors du dernier Euro car toutes les nations du Royaume Unis étaient présentes, sauf l’Ecosse", nous explique Loïs Guzukian, membre du groupe Scottish Football Fr.

3. Les qualifs :

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Bilan : 15 points sur 30, 5 victoires, 5 défaites

Buts marqués : 16

Buts encaissés : 19

 Versé dans le groupe de la Belgique, l’Ecosse a fini à sa place, 3e. Car il était impossible pour le 11 au chardon de revendiquer l’une des deux places qualificatives tant les deux premiers étaient injouables. Après une défaite initiale 3-0 contre le Kazakhstan, les Écossais ont fait le plein de points contre les petites équipes et se sont naturellement inclinés par deux fois contre la Russie (1-2 et 4-0) et nos Diables Rouges (3-0 et 0-4).

En terminant parmi les huit meilleurs 3e, l’Ecosse a encore dû se farcir deux matches de barrage. Et l’équipe s’en est à chaque fois sortie grâce à la maîtrise de la séance des tirs au but. Le 8 octobre, l’Ecosse fait match nul contre Israël et remporte une première fois la séance des tirs au but par 5-3. S'ensuit un match de fou en Serbie le 12 novembre. Se pensant qualifiée en menant 0-1, l’Ecosse va devoir se taper une seconde fois une séance de tirs au but. La faute à un but de Jovic à la 90e. Et une nouvelle fois, l’Ecosse remporte la séance (4-5). Aleksandar Mitrovic ratant le dernier tir de son équipe et permet à l’Ecosse de retrouver l’Euro, 25 ans après leur dernière participation.

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4. La star :

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"Si on prend la star au sens large, c’est Andy Robertson, mais au sein de la sélection, c’est Kieran Tierney qui joue à Arsenal" explique Loïs Guzukian. "Il fait des gros matches quand il est dans la sélection alors que Robertson est un peu en retrait sur ses prestations."

Et le créateur de Scottish Football Fr d’ajouter : "Après, les deux joueurs évoluent à la même place en club, au back gauche. Du coup, en sélection, Robertson joue latéral gauche dans une défense à cinq et Tierney évolue en défense centrale. Ils combinent et peuvent créer le danger avec leur pied gauche et ils tirent les autres vers les sommets. En plus, ils sont encore jeunes et peuvent être des leaders sur le long terme. Tierney est plus un exemple, car Robertson n’a pas vraiment évolué dans le championnat national. Il a plus fait son apprentissage en Angleterre. Tandis que Tierney est un enfant du Celtic, avant d’exploser et de partir. Ça peut servir aux autres joueurs qui veulent passer par là."

5. L’avis de l’expert : "Loïs Guzukian, membre du groupe Scottish Football Fr"

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Pour notre expert, Il y a des bonnes bases pour le futur dans cette équipe d’Ecosse. "L’Euro va être un tournant, car la sélection est vieillissante et il faut préparer l’après. Mais la façon dont l’Ecosse est arrivé à l’Euro, c’est un déclic. Même dans la difficulté, l’Ecosse peut y arriver et ça change d’avant où on disait qu’on ne pouvait arriver à rien. Aujourd’hui, il y a un groupe qui a été mis en place depuis l’arrivée de Steve Clarke. Et puis, il y a des joueurs qui ont préféré évoluer sous le maillot de l’Ecosse plutôt que d’autres pays, comme Che Adams. Ce sont des signes qu’il y a quelque chose de positif qui se crée. Ce serait bien d’enclencher quelque chose à cet Euro afin de construire pour le futur. Il y a enfin de l’optimisme dans l’équipe. l’Ecosse peut devenir une nation qui peut déranger à l’avenir et devenir un pays dangereux à jouer. C’est la plus grande avancée de ces derniers mois. Pour l’Euro, hormis le match particulier contre l’Angleterre, tout est possible. Et si on sort parmi les meilleurs 3e, c’est vraiment très bien."

6. Le groupe : objectif la 3e place

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Imaginer une qualification pour les 1/8e, c’est difficile, mais pas impossible. Dans un groupe constitué de l’Angleterre, de la Croatie et de la République tchèque, l’Ecosse fait figure de petit poucet et tentera de se battre pour la 3e place, tant les deux premières équipes semblent inabordables. Avec qui sait, à la clé, une qualification pour le tour suivant.

Il faudra que l’Ecosse entre rapidement dans son tournoi. Car c’est lors de la première rencontre que toute la compétition de l’équipe pourrait se jouer. Le 15 juin sous le coup de 15 heures, l’Ecosse affronte la République tchèque, son probable adversaire pour la 3e place. Une victoire et l’équipe de Steve Clarke pourrait libérer totalement son équipe. D’autant plus que trois jours plus tard, c’est face à son plus grand rival que l’Ecosse jouera son 2e match, l’Angleterre.

► ► Chances de survie : 25%

7. Les chances de victoire : ✶

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"Nous travaillons depuis longtemps pour obtenir de la positivité au sein de l’équipe nationale. Nous avons réussi à obtenir cela lors des matches d’octobre et contre la Serbie. Nous avons dit que nous allions essayer de faire sourire la nation et nous espérons y être parvenus" avait déclaré Steve Clarke.

Car l’Ecosse revit. Elle est enfin de retour sur le devant de la scène. Et pour son troisième Euro après 1992 et 1996, la Tartan Army aura à cœur de déjouer les pronostics comme lors des barrages. Par contre, pour ce qui est de penser à la victoire finale, il y a un pas qu’il ne faudrait pas franchir. Passer le cap des poules serait déjà vu comme une victoire pour le pays. Car l’Ecosse est l’un des petits pays de la compétition.

✶ Etoiles de favori : 1/10

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