Un tirage absurde, n'est-il pas ?

On s’attendait au tirage le plus absurde de l’histoire du foot international et on n’a pas été déçu. Un tirage au sort où le côté aléatoire avait précisément disparu pour certaines nations… dont la nôtre.

20 des 24 pays qui prendront part à l’Euro 2020 sont connus mais les autres, les vainqueurs des barrages, ne le seront que le …. 1er avril prochain et ce n’est pas une blague.

En raison de contingences géographique, politique, logistique, ce fut une cérémonie festive mais quelque peu surréaliste au palais des expositions de Bucarest. Sans compter que certaines formations déjà adversaires lors de la campagne qualificative, se retrouveront dans les futures poules de l’Euro quelques mois plus tard (Belgique et Russie, Angleterre et République tchèque, Suède et Espagne). Bref, rien de bien enthousiasmant, à l’exception d’une poule F réunissant l’Allemagne la France et le Portugal, trois anciens champions d’Europe.

La faute à qui, à quoi ? A la création de la Nations League. Une nouvelle épreuve qui a obligé tout le monde à jouer tous les matches qualificatifs en une seule année civile. Avec le report des barrages au printemps prochain, soit après le tirage ! A cet Euro "new look". A  Michel Platini, l’ancien président de l’UEFA, qui avait voulu 12 villes organisatrices pour le soixantième anniversaire de l’épreuve. La faute aussi aux autorités belges qui n’ont jamais su mettre d’accord pour l’érection d’un stade national, etc…

Bref, une fois ce côté burlesque oublié, le tirage de Bucarest a livré le nom du troisième et dernier adversaire des Diables Rouges. On savait déjà que nous retrouverions la Russie à Saint-Petersbourg (l’avion des Belges y va désormais en pilotage automatique), ce sera le cas le 13 juin prochain, et que nous affrontions le Danemark. Voilà maintenant la Finlande, un adversaire que la Belgique n’a plus battu…. depuis 1968 ! Un large succès 6-1 le 9 octobre 1968 sous l’ère Goethals. Depuis, les Belges ont connu quelques déboires face à cet adversaire. Dont un 3-4 en 1999 qui avait fait tomber la tête de l’entraîneur Georges Leekens remplacé par le regretté Robert Waseige, quelques mois avant l’Euro 2000.

Notez que le Danemark, lui aussi, constitue aussi un funeste souvenir pour le football belge avec le fameux 3-2 lors de l’Euro 1984 à Strasbourg. Un match où les Diables avaient mené 2-0 avant de se faire remonter par une équipe très "belgicaine" avec trois buteurs évoluant en Belgique : Arnesen, Brylle et Larsen !

Danemark-Belgique ce sera le 18 juin à Copenhague. C’est tout près de chez nous mais c’est aussi le plus petit stade du tournoi (38.000 places seulement au stade Parken). Il n’y aura a donc que 5000 tickets disponibles pour les supporters belges dès mercredi prochain.

Enfin, le 23 juin, la Belgique achèvera son premier tour à Saint-Petersbourg (où elle établira peut-être son camp de base, option sage d’un point de vue logistique et écologique mais sans doute plus onéreuse) face à la Finlande qui, comme les deux autres adversaires de la Belgique,  jouera presqu’à domicile vu la proximité géographique entre les deux pays, la Finlande et la Russie

Mais, bon, cela demeure un groupe très abordable pour la Begique. Affronter les 16èmes, 38ème et 58ème du ranking mondial, c’est jouable pour une équipe  numéro un mondiale depuis 13 mois. Et qui ambitionne de remporter ce tournoi avec une génération dorée toujours sans trophée, un peu comme un roi sans couronne.

Difficile, évidemment, de faire des projections sur la progression des Diables dans ce tournoi. C’est se perdre un peu en conjectures même si la perspective de retrouver l’Italie en quarts à Münich ne manque vraiment pas de saveur.

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