Pascal Scimè : "Sortir en quart face à une équipe qui t’a mis en telle difficulté, ce n’est pas négatif"

La Belgique est tombée sur un os face à l’Italie. Une Italie qui a gagné 1-2 et qui s’est qualifiée pour les demi-finales face à l’Espagne. Toute l’équipe de Complètement Foot a débriefé la rencontre.

C’était un match "intense", d’après Pascal Scimè. "Si vous n’aimez pas le foot, que vous êtes spectateur neutre, c’est un super match. Il y a eu une mi-temps par équipe avec un rythme effréné. C’était un match de très haut niveau. Les joueurs ne se sont pas épargnés, il y a d’ailleurs eu des blessés. C’était une vraie propagande pour le foot, un beau match d’ailleurs."

J’espère que l’Italie va être championne d’Europe

Pour Alex Teklak, la rencontre est une "déception. J’ai dit à la 54e, on ne va pas passer en voyant la rencontre se dérouler. Il n’y a pas eu grand-chose qui a changé en seconde mi-temps. J’espère que l’Italie va être championne d’Europe. C‘est une équipe qui joue bien au foot, qui propose du foot. Les petits moments que vous avez, il faut les capitaliser. Et on n’a pas su profiter des petits cadeaux de l’adversaire. Je suis un peu déçu surtout de la première mi-temps. On n’a pas réagi, on n’a pas été au point. Mais il ne faut pas tomber dans la critique pour la critique."

Une rencontre qui se joue sur des détails

Si l’Italie a été meilleure en première période, les Diables pourront regretter les occasions manquées en deuxième mi-temps.

Sortir en quart face à une équipe qui t’a mis en telle difficulté, ce n’est pas négatif.

"Aujourd’hui, on reconnaît que l’adversaire était supérieur. Sortir en quart face à une équipe qui t’a mis en telle difficulté, ce n’est pas négatif. Et l’Italie, sur ce qu’elle a montré, mérite de passer. Ça se joue sur des détails, on n’a pas su mettre nos occasions. Et puis il y a eu trop de joueurs qui ont joué en dessous de leur niveau. Tandis qu’en Italie, ils sont montés en puissance. Les remplaçants Italiens ont montré quelque chose, ce qui n’est pas le cas des Belges", rajoute Pascal Scimè.

Alexandre Teklak ajoute sur ce qu’il nous a manqué : "On a peut-être été trop attentif. On aurait dû être plus protagoniste. Mais les remplacements sont plus faciles quand tu gagnes. Et puis on a trop subi, on n’a pas été assez protagoniste. Notre défense, qui a une certaine expérience a eu facile face au Portugal qui est plus lent que l’Italie. Et tu es conditionné à ça également. Tu ne peux pas jouer avec ta défense à la ligne médiane."

Pascal Scimè : "Ce genre de match, si tu n’élèves pas ton niveau de jeu, tu ne peux pas y arriver"

Si on peut s’en vouloir d’avoir loupé quelques occasions, il faut aussi mentionner nos points faibles dans cette rencontre.

Il faut tout simplement reconnaître la supériorité de l’adversaire

"L’Italie a régné au milieu de terrain. On s’est demandé pourquoi changer Locatelli par Verratti. Et il a montré pourquoi il doit être titulaire. Et puis, Barella a été monstrueux. Ce genre de match, si tu n’élèves pas ton niveau de jeu, si tu n’attaques pas en équipe, tu ne peux pas y arriver. Et j’ai l’impression qu’on se disait qu’avec De Bruyne, Lukaku présents ça allait fonctionner. Que Witsel va tenir le milieu et Doku avec sa vitesse allait faire mal. On pensait que ça allait tenir. Mais ce n’était pas assez", continue notre journaliste Pascal Scimè.

"Attention aussi : tu ne peux pas mettre tout ça sur les occasions manquées sans mentionner notre faible jeu à certains moments. Et puis, il faut se poser une question : si dans 9 jours l’Italie est championne d’Europe, que diriez-vous de notre match contre eux ?", rajoute Alex Teklak.

"Il faut tout simplement reconnaître la supériorité de l’adversaire", conclut Pascal Scimè.

L’Italie affrontera l’Espagne en demi-finale ce mardi.

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