Ce jour où Czernia entrait dans l'histoire en marquant face à la Hongrie

Alex Czerniatynski et Eby Brouzakis
Alex Czerniatynski et Eby Brouzakis - © RTBF

Rencontre avec Alexandre Czerniatynski. L'ancien attaquant d'Anderlecht et du Standard notamment, a joué une trentaine de matches pour les Diables Rouges. Mais surtout, il avait inscrit, lors de la Coupe du Monde espagnole de 82, le but de l'égalisation contre la Hongrie. Un but qui avait permis aux Diables Rouges d'accéder pour la première fois de leur histoire au 2e tour d'une grande compétition. C'était aussi le dernier match officiel entre la Belgique et la Hongrie. Un heureux présage ?

"Contre la Hongrie, on a souffert et puis il y a ce fameux déboulé de Ceulemans. Comme seul lui pouvait en être capable. Au dernier moment, on pensait encore qu’il avait perdu le ballon. Mais en taclant, il a récupéré le ballon. Il me l’a donné et je n’ai pas réfléchi. C’était un moment historique pour moi. Et pour la Belgique."

C’est une frappe croquée non ?

"Pas vraiment croquée mais pas vraiment puissante non plus. C’est ce qui avait surpris le gardien. Ce qui compte c’est que le ballon est entré."

Quel parallèle feriez-vous entre votre génération et la génération actuelle ?

"Est-ce que des joueurs de 1982 auraient leur place maintenant ? J’ai envie de poser la question autrement. Est-ce que eux joueraient dans notre équipe ? On avait moins de préparation. Un staff moins étoffé. Maintenant on a attendu des années pour avoir une belle équipe. Et on l’attend en finale. Ce que j’ai noté, c’est que c’est une équipe très forte en contre. Moins quand il faut faire le jeu. Or, ils vont jouer contre équipes de moindre calibre. Et il faudra faire le jeu. Je suis curieux."

Vous avez souvent été critiqué ? Comprenez-vous les critiques qui s’abattent sur Romelu Lukaku ? Comment les gérer ?

"Il ne doit pas douter de ses qualités. Le fait que Wilmots l’ait gardé au 2e match c’était une bonne chose. Lukaku travaille énormément et accepte les critiques. Les meilleurs joueurs de la planète se font critiquer. Parfois tu as 2 occasions et tu marques 2 fois. Parfois tu en a 10 et ça rentre pas… "

Et vous comment avez-vous fait pour revenir à la Coupe du Monde 94, 12 ans après votre dernière sélection ?

"Le travail et encore le travail. J’ai connu des moments particuliers aussi en championnat. Pendant 85 minutes, le public me sifflait. Et puis je marquais 2 fois et il chantait mon nom."

Est-ce qu’il y a un attaquant qui vous ressemble ?

"Lukaku précisément. Sa faculté à chercher les espaces… C’était mon style aussi."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK