Antonio Nocerino sur le futur de l’Italie : "Il faut continuer et travailler pour rester bon et devenir encore meilleur"

Ce dimanche, l'Italie affronte l'Angleterre en finale de l'Euro. Ancien milieu de terrain passé par l’AC Milan notamment, Antonio Nocerino nous a accordé un peu de son temps avant la finale. L’International aux 15 sélections passe en revue de nombreux sujets. Nocerino a aussi évoqué la débâcle de 2018 et ce renouveau dans l'équipe.

Je n’oublierai jamais la débâcle contre la Suède et notre non-qualification pour le Mondial de 2018.

"En y repensant, j’ai la chair de poule. Je n’oublierai jamais la débâcle contre la Suède et notre non-qualification pour le Mondial de 2018 Je me souviens du regard incrédule des joueurs et de tous les Italiens à travers le monde ! Aujourd’hui, moi, j’ai déjà gagné parce qu’aujourd’hui tout le monde nous respecte grâce à notre jeu, à notre mentalité, à nos victoires."


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2018 a été un calvaire pour tout un pays. Et Nocerino l’avoue. Il ne pensait pas que l’Italie aurait pu si vite revenir au sommet.

"Après avoir loupé le Mondial de 2018, j’étais négatif. Mais lorsque Mancini a été choisi, j’étais confiant. Roberto est quelqu’un de compétent, un coach moderne et gagnant, avec une culture internationale, une mentalité gagnante et différente de la nôtre. Je savais qu’il pouvait réaliser de belles et grandes choses, que c’était l’homme de la situation, j’en étais convaincu."

Le jeu est beau les victoires s’empilent. Pourtant, pour Nocerino, l’équipe de Mancini devra continuer à évoluer et à travailler pour devenir encore meilleure qu’elle ne l’est déjà.

Le processus doit se poursuivre. Après notre victoire en 2006, on s’est contenté de ce succès sans continuer à grandir.

"Roberto Mancini a été le déclencheur, il a changé les mentalités. Maintenant, je souhaite que ce travail de fond se poursuive dans toutes les sphères du football italien. Notre histoire, personne ne pourra nous l’enlever. L’Italie est un pays de foot qui a remporté des trophées mais j’espère qu’indépendamment du résultat de cette finale, on ne va pas se contenter de ce qui a été réalisé. Il faut que cette transformation se poursuive. Il ne faut pas se regarder le nombril. Il faut continuer et travailler pour rester bon et devenir encore meilleur. Le processus doit se poursuivre. Après notre victoire en 2006, on s’est contenté de ce succès sans continuer à grandir. Il est temps de changer les choses et de continuer à forcer le respect en travaillant de cette façon."

Ce dimanche, l’Italie pourrait mettre son nom au palmarès une seconde fois sur l’Euro après 1968 et surtout effacé les deux échecs de 2000 (défaite face à la France) et 2012 (défaite face à l’Espagne).

"Une finale, ça se gagne. L’Italie a montré durant le tournoi qu’elle savait bien jouer au football. Après, je suis persuadé que c’est en jouant bien que tu gagnes des trophées parce que le résultat d’un match peut être le fruit du hasard mais pas ta prestation. Selon moi, celui qui joue bien perd difficilement. Alors, j’espère qu’on jouera bien et qu’on gagnera. Il ne faut pas spéculer et renier ses principes parce que c’est une finale", conclu Antonio Nocerino.

Ce dimanche à 21h, c’est la finale de l’Euro entre l’Italie et l’Espagne. Un match à suivre sur tous les médias de la RTBF.

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