Antonio Nocerino : "l’Italie va jouer comme elle l’a fait depuis le début, en attaquant"

L’ancien footballeur international, Antonio Nocerino, vit aujourd’hui en Floride où il est entraîneur adjoint de la sélection des moins de 17 ans de l’équipe d’Orlando City. Passé par la Juventus, Palerme et l’AC Milan, l’Italien était sur la pelouse lors du quart de l’Euro face à l’Angleterre en 2012 : "J’étais monté au jeu à la place de Rossi et j’avais même marqué un but ensuite annulé pour hors-jeu."

Lors de la séquence de tirs au but, il est quatrième, derrière Andrea Pirlo : "L’espace d’un instant, tu revois toutes les images du parcours qui t’a amené jusque-là ! Tu penses à ta famille, aux 60 millions d’Italiens, plus tous ceux qui vivent à l’étranger… Tout ce monde qui te regarde." L’ancien joueur se souvient de cette belle responsabilité et avait d’ailleurs marqué un des 4 buts qui ont envoyé la Squadra Azzura en demi-finale. Il évoque la Panenka [frappe sans élan généralement sous la barre de la transversale, NDLR] de Pirlo qui a apporté beaucoup de confiance et de sérénité dans l’exercice : "Lui et Buffon nous ont permis de faire retomber la pression et de se qualifier, ça a été une émotion descriptible. Lorsque Pirlo a fait une Panenka à Joe Hart on a tous pensé qu’il était fou" raconte Antonio. D’après lui, Andrea Prilo ne souffre pas de la pression, mentalement il n’est pas sujet au stress. En tirant de la sorte, il a déstabilisé Joe Hart qui était très concentré jusque-là dans ce quart de finale. "Son penalty nous a donné confiance."

L’Angleterre, un mur à abattre

Antonio Nocerino évoque le match qui attend l’Italie face à l’Angleterre lors de la finale de l’Euro 2021 : "Ce sera un match très dur, Je pense que l’Italie aura la possession, qu’elle dirigera le jeu face à un adversaire très solide, très bon défensivement, qui n’a pris qu’un seul but. L’Italie va jouer comme elle l’a fait depuis le départ, en attaquant." Le joueur insiste sur l’attention à donner aux ailiers anglais : "Ce sont des joueurs qui cassent les lignes arrières et font basculer un match. Selon moi il faudra être vigilants aux individualités anglaises et casser le mur solide que cette équipe représente."

L’international italien se montre confiant mais préfère ne pas trop spéculer sur l’issue du match : "Une finale n’a pas besoin de beaux discours, une finale ça se gagne sur le terrain." Selon lui, outre le football, il y a d’autres aspects qui entrent en ligne de compte et qui font la différence… Comme la gestion des émotions ou la fraîcheur physique : "En 2012, deux joueurs se sont blessés très rapidement à cause de la fatigue, c’est mon unique regret. Le résultat de l’époque (0-4 face à l’Espagne lors de la finale) était trop sévère par rapport à ce que l’on avait réalisé dans ce tournoi."

 

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