Alex Teklak : "Si on prend quelqu’un d’autre que Roberto Martinez, on retourne 15 ans en arrière"

Ce mardi dans Complètement Foot, toute l’équipe de David Houdret est revenu sur la conférence de presse que Roberto Martinez donnera ce jeudi.

Restera ? Restera pas ? Peter Bossaert, le CEO de l’Union Belge de football a déjà confirmé sa confiance envers le sélectionneur.

On n’a plus la qualité pour monopoliser le ballon pour le moment.

Pascal Scimè, qui a déjà dit qu’il fallait que Martinez reste estime qu'"il n’est pas le seul responsable. Martinez a sans doute revu le match et il s’est posé des questions."

"On est éliminé par une équipe meilleure et surtout on a été plombé avec nos blessés. Et si l’Italie remporte l’Euro, on est sorti par le vainqueur final. Est-ce que c’est un échec ? Non. Là où c’est un échec, c’est la façon dont on est sorti. Où sont nos principes de jeu. On était champion du beau jeu et ici, on sort sans panache. Et pas uniquement face à l’Italie. La seule belle mi-temps où on a bien joué, c’est la 2e contre le Danemark. Il faudra aussi voir si Martinez va donner les clés à d’autres joueurs."

Alex Teklak va dans le même sens que notre journaliste :

"Pour estimer la valeur d’un échec, il faut des points de référence. Et dire que la Belgique éliminée c’est un échec, je trouve que c’est trop. Quand on revoit le match contre l’Italie avec nos joueurs, c’est compliqué. La préparation n’a pas été facile non plus. On n’a plus la qualité pour monopoliser le ballon pour le moment."

"Impossible de trouver un autre entraîneur qui va permettre d’être champion du monde à ce prix-là"

Si pour toute l’équipe, il faut que le sélectionneur reste, changer maintenant, ce serait donc se tirer une balle dans le pied.

"Finalement, la seule équipe à avoir annihilé les Italiens, ce sont les Autrichiens et leurs trois milieux de terrain (SabitzerSchlager et Grillitsch) qui sont différents de ceux qu’on a. Mais quand on voit ce le sélectionneur fait depuis des années. Si on veut trouver un entraîneur qui va nous permettre d’être champion du monde à ce prix-là, c’est impossible. Et si on prend quelqu’un d’autre, on retourne 15 ans en arrière", rajoute Teklak.

On n’a plus l’équipe pour prétendre à la victoire.

Et notre consultant d'ajouter : "Martinez s’entoure de gens compétents. Je crois qu’on n’a plus l’équipe pour prétendre à la victoire. Est-ce que notre chance n’est pas finalement passée."

"Le travail de fond de Martinez, on pourra le juger dans cinq ou dix ans"

Au-delà de l’avenir de Roberto Martinez, Alexandre Teklak a aussi voulu souligner la différence au niveau du réservoir de talents qu’un pays comme la Belgique possède face aux plus grandes nations.

Avec les investissements que l’on fait dans le foot belge et les résultats obtenus, il faut se dire que c’est juste extraordinaire.

"Il ne faut pas oublier la taille de notre pays et les investissements faits. Si tu estimes que tu dois gagner la Coupe du monde ou le Championnat d’Europe et si tu es un petit pays comme le nôtre, c’est juste extraordinaire. Aujourd’hui, les tops joueurs des équipes nationales sont tous dans des grands clubs. Et avec les investissements que l’on fait dans le foot belge et les résultats obtenus, il faut se dire que c’est juste extraordinaire. Ce qui me préoccupe, c’est la succession des cadres. Et notre réservoir, ce n’est pas celui des grandes nations. Il faut qu’on travaille tous ensemble."

Petit pays, mais grands résultats. Et Pascal Scimè de prendre l’exemple du Portugal :

"Ils ont eu des générations de fou et il a fallu attendre 2016 pour gagner un titre. Avec le travail de fond de Martinez, on recueillera les fruits dans 5 ou 10 ans et on pourra le juger."

Pour un jour espérer gagner, il faudra donc avoir un réservoir de joueurs suffisant. Et c’est sans doute là le plus important.

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