Ndongala : "Je n'ai pas trop aimé la manière dont ça s'est terminé à Genk"

Dimanche soir, dans "Complètement Foot" avec David Houdret, Pascal Scimè et Joachim Mununga, Dieumerci Ndongala nous a raconté son quotidien en Turquie, sa rencontre avec Ricardo Quaresma et son passé avec Genk en Pro League.

Dieumerci Ndongala au sujet de son quotidien au sein du club turc de Kasimpasa : "Comme c’est une nouvelle équipe et un nouvel entraineur, en ce moment, on essaie de passer beaucoup de moments ensemble pour apprendre à se connaitre. À la trêve, le président n’était pas très content du premier tour et il a décidé de prendre un risque. Il y a dix joueurs qui sont partis et dix nouveaux joueurs qui sont arrivés. On sait que construire une équipe de base, c’est difficile, mais avec plein de nouveaux joueurs, c’est encore plus compliqué."

L’ancien Limbourgeois continue à propos du niveau de jeu de la Süper Lig : "Je pense que le niveau du championnat est sous-estimé. C’est une compétition assez physique, vraiment beaucoup moins tactique qu’en Belgique, où ça joue beaucoup sur l’individuel, le collectif prime moins. C’est pour ça que quand tu as une équipe comme le Galatasaray ou Fenerbahçe, qui collectivement sont très forts, et bien ils sont au-dessus."

Et Dieumerci Ndongala complète : "Au début, quand je suis arrivé, j’essayais de penser beaucoup collectif parce que je me suis dit qu’on est dans une situation où c’est l’équipe qui va faire en sorte qu’on réussisse notre objectif. Petit à petit j’ai commencé à comprendre, que ce n’est pas trop collectif et que les joueurs essaient beaucoup de se mettre en évidence et il m’a fallu deux-trois matches pour le comprendre et maintenant j’essaie de jouer un peu plus sur mes qualités et de faire la différence individuellement."

À Kasimpasa, Ndongala côtoie notamment l’ancien international portugais Quaresma : "C’est assez incroyable. Il a un charisme naturel, techniquement c’est très fort, il est plus sur la fin qu’au top de sa carrière mais c’est quand même impressionnant. Je me rappelle l’année passée, avant que l’on joue contre Besiktas, on avait tous hâte de jouer contre lui, et là de se retrouver dans la même équipe que lui c’est vrai que c’est bien et surtout qu’il se rappelle de moi et de la branlée qu’on leur avait mis avec Genk, souvent on en discute et je le taquine. Mais humainement c’est une personne qui est relax, vraiment très sympa. Au quotidien avec nous il est normal, simple mais quand tu ne le connais pas c’est difficile de l’aborder parce qu’il dégage quand même quelque chose. Après deux-trois jours, j’ai vu qu’il était vraiment 'open' et qu’il était tranquille."

Dieumerci Ndongala est prêté au club turc et l’hypothèse d’un retour à Genk tant que Hannes Wolf est à la tête de l’équipe ne semble pas au goût du jour : "Honnêtement, cela ne sera pas possible. J’aimais bien Genk et tout ce que j’ai vécu là-bas, mais je n’ai pas trop aimé la manière dont ça s’est fini. Quand le coach est arrivé, je sortais de quelques bonnes entrées au jeu avec Felice Mazzu. J’espérais être sur la continuité car je revenais de blessure, mais il est arrivé et ne m’a pas du tout repris pendant deux-trois matches. Là, j’ai clairement compris qu’il ne comptait pas sur moi. Aux entrainements, quand on ne compte pas sur toi, on te met souvent dans une position dans laquelle tu ne sais pas jouer. À ce moment-là j’ai compris qu’il fallait peut-être commencer à chercher une autre solution à la trêve. Je suis resté professionnel, je suis resté positif, j’ai continué à faire mon boulot comme je le faisais jusqu’au match de Coupe contre Anvers où il avait besoin de faire une rotation et m’avait dit que j’allais jouer. J’ai fait un très bon match et il était super content, il vient me trouver et me dit 'En fait, tu es un bon joueur, t’es un super joueur. Je pense que tu peux nous aider avec ton expérience et tes qualités' … Et même le lendemain, à l’analyse, il montrait mes vidéos aux autres ailiers pour montrer les mouvements que je faisais. Puis une semaine plus tard, tout a changé. Il m’a reproché un mauvais entrainement, et il a décidé de ne plus compter sur moi."

Suite au scandale Moussa Marega et les cris racistes proférés dans certains stades européens Dieumerci Ndongala apporte son ressenti quant au championnat turc : "Je n’ai jamais entendu ça en Turquie, ce n’est pas l’impression que j’ai. Au contraire, j’ai l’impression d’être bien accueilli partout où je vais et sur le terrain je n’ai encore rien pu voir. Après chaque supporter supporte son club, je n’ai pas vu de racisme ou de gestes ou quoi que ce soit. De ce que j’entends en Turquie ce n’est pas quelque chose qui se fait vraiment, c’est très rare. Je ne sais pas si d’autres ont vécus d’autres expériences mais pour le moment, non."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK