Au Sporting Portugal, la crise dérape dans la violence

Au Sporting Portugal, la crise dérape dans la violence
Au Sporting Portugal, la crise dérape dans la violence - © CARLOS COSTA - AFP

La fin de saison du Sporting Portugal a connu un nouvel épisode de crise mardi avec l'agression des joueurs et du staff technique par des supporters au centre d'entraînement après plusieurs semaines très agitées au sein du club sur fond de mauvais résultats sportifs.

Alors qu'elle effectuait son entraînement quotidien à l'Académie du club lisboète située à Alcochete dans la banlieue de Lisbonne, l'équipe principale du Sporting a été surprise en fin d'après-midi par un groupe d'une cinquantaine de supporters cagoulés.

Ces individus ont forcé la sécurité des installations sportives avant d'aller à la rencontre de l'effectif professionnel et d'agresser physiquement joueurs et entraîneurs.

Pendant leur attaque qui a duré environ quinze minutes selon les médias portugais, ils ont également saccagé les vestiaires, déclenché les alarmes incendie à l'aide de fumigènes et brutalisé le personnel du club avec des ceintures.

Toujours d'après la presse portugaise, l'international argentin Marcos Acuna, l'international croate Josip Misic et l'international néerlandais Bas Dost figuraient parmi les joueurs pris à partie physiquement.

Une photo de Bas Dost, le crâne ouvert et en sang, faisait le tour des réseaux sociaux et montrait la violence de son agression malgré son statut de meilleur buteur du club cette saison avec 34 buts en 51 rencontres.

L'entraîneur Jorge Jésus aurait quant à lui pris un coup de tête de la part d'un supporter. Après cet évènement, l'entraînement a immédiatement été suspendu et plusieurs personnes ont été arrêtés par les forces de l'ordre.

Plusieurs joueurs auraient déjà laissé entendre qu'ils pourraient quitter le club après ces agressions, une hypothèse confirmée par le syndicat des joueurs.

Condamnation unanime

Le club lisboète a réagi à ces incidents dans la foulée par l'intermédiaire de son compte Facebook.

"Le Sporting condamne avec véhémence les événements qui se sont déroulés aujourd'hui à l'Académie sportive. Nous ne pouvons en aucun cas être d'accord avec des actes de vandalisme et d'agression envers les athlètes, les entraîneurs et le personnel, ni avec des attitudes criminelles qui n'honorent en aucun cas le Sporting".

Il a également indiqué qu'il mettrait tout en oeuvre pour imputer "l'entière responsabilité" et exiger des sanctions pour ceux qui ont agi de manière "absolument pitoyable".

De son côté, la Ligue portugaise de football a condamné ces actes "lamentables qui n'ont rien à faire dans le football que veut promouvoir la ligue" tandis que la Fédération portugaise de football espère que les autorités mènent devant la justice et sanctionnent "ces criminels qui ne peuvent être que punis".

Préparation gâchée

Ces violences sont intervenues alors que les Lions préparaient l'ultime match de leur saison, la finale de la Coupe du Portugal qu'ils doivent disputer dimanche face au Desportivo das Aves pour tenter de remporter un nouveau trophée après la Coupe de la Ligue en janvier.

Mais les supporters du club qui n'a plus été champion depuis 2002 ont eu du mal à avaler la défaite sur le terrain du Maritimo Funchal dimanche lors de la dernière journée du championnat (2-1).

Un revers qui a fait basculer les Lisboètes à la troisième place et privé les Lions d'une qualification pour le tour préliminaire de la prochaine édition de la Ligue des champions.

Les résultats sportifs étaient déjà à l'origine des fortes secousses qu'avait connu l'institution 'sportinguiste' au début du mois d'avril. Son président, le caractériel Bruno de Carvalho, avait décidé de suspendre tous les joueurs de son équipe mécontents de ses critiques consécutives à une défaite contre l'Atlético Madrid en Europa League, avant de revenir sur sa décision.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK