Saelemaekers : "Lukaku va me montrer les bonnes adresses à Milan"

Alexis Saelemaekers a quitté la semaine dernière le championnat belge et Anderlecht pour le Calcio et l’AC Milan. Le Bruxellois de 20 ans a déjà goûté à ses premières minutes de Serie A ce dimanche en rentrant au jeu à la 77e minute pour remplacer l’arrière latéral droit Davide Calabria. Malgré le peu de temps mis à sa disposition, le Belge a pris quelques bonnes initiatives devant le public de San Siro.

"C’est un moment historique. J’ai joué back droit mais j’ai été plus offensif car Hellas Verona était à 10. Mon objectif est de trouver une place de titulaire le plus vite possible. Travailler pour. Et apporter le maximum à l’équipe" explique le néo-Milanais pour débuter, qui décrit comment s’est déroulé son transfert. "Mon agent avait discuté avec la direction il y a deux-trois semaines mais il n’y avait rien de concret à ce moment-là. C’est le départ de Suso qui a précipité tout l’engrenage. Ils ont contacté mon agent en urgence et tout s’est réglé entre Anderlecht et le Milan AC. Pour l’anecdote, le soir je regarde mon téléphone et je vois que plein de fans l’AC Milan me suivent et je me dis qu’il y a quelque chose qui se passe. Puis je tape mon nom et je vois qu’il y a pas mal d’articles qui m’annoncent dans le club. Ça a été une journée compliquée avec notamment l’avion qui n’a pas décollé tout de suite. Et puis quand je suis parti ma mère a pleuré. On y était en famille. Maman est touchée car je pars en Italie. Elle se dit que c’est pour que je vive mes rêves."

Dès qu’il m’a vu, Boban m’a pris dans ses bras

Il rejoint un club mythique, vainqueur de sept C1. Et cela, il l’a compris tout de suite. Zvonimir Boban, directeur du football à Milan, l’a appelé personnellement avant le transfert. "Boban m’a appelé la veille pour dire qu’il avait besoin de moi. Cela lui tenait à cœur. Au téléphone, on ne se rend pas compte de l’émotion. Dès qu’il m’a vu, il m’a pris dans ses bras, Paolo Maldini aussi. Je suis dans un club qui veut me mettre en avant. Cela fait plaisir."

C’est un rêve pour Alexis Saelemaekers, qui a commencé le football tardivement, à 11 ans. Il est revenu sur l’élément déclencheur de sa carrière. C’était à son école, où il a rencontré Roger Lemerre, le sélectionneur de l’équipe de France qui a gagné l’Euro 2000. "Mon frère donnait des cours de football au lycée français après les cours. On a demandé à Roger Lemerre, qui avait ses enfants au Lycée, s’il pouvait venir donner des cours. Il m’a remarqué. Il est allé voir mes parents pour leur dire que je devais aller dans une grande équipe. Il a donné mes contacts à Lens. J’y ai fait un test, très positif. La loi m’interdisait d’habiter seul en France donc j’ai rejoint Anderlecht."

Albert : "Un transfert incroyable"

C’est Hein Vanhaezebrouck qui l’a lancé pour son premier match professionnel. Notre consultant croit en ses qualités. "Il a les capacités pour l’équipe nationale. Pas tout de suite. Mais il est polyvalent. Il a un bon pied droit et un bon pied gauche. Il a aussi prouvé cette année qu’il pouvait jouer en 10."

"Il a une force de travail et un mental exceptionnels" ajoute de son côté Philippe Albert. "C’est un exemple. J’étais étonné du transfert. Il a sa chance. Il la mérite. C’est un transfert incroyable."

Kompany ne me voyait pas comme un défenseur

Alexis Saelemaekers quitte Anderlecht et sa nouvelle philosophie, amenée par Vincent Kompany. Il aborde cette dernière et explique pourquoi il a connu quelques difficultés en début d’année. "Kompany me voyait comme ailier, il ne me voyait pas comme défenseur. Dans sa tactique, il lui fallait un défenseur qui reste derrière. Il voulait que je joue plus devant. J’ai dû travailler pour être aussi bon que ceux qui sont ailiers."

Il a donc dû se faire à un nouveau style de jeu et à une nouvelle philosophie. "Quand on rentre dans le vestiaire, on comprend où le club veut arriver" explique l’ex-Anderlechtois. "Il y a 10 joueurs de moins de 20 ans. Kompany et la direction nous font confiance et indiquent que tout ne repose pas sur nous. Les jeunes d’Anderlecht ont des grandes qualités." Et c’est un style de jeu qu’il faut appréhender. C’était donc compliqué en début de saison. "Oui, au début de la saison car on avait jamais joué de cette façon, c’est difficile à mettre en place mais dès qu’on l’intègre et semaine après semaine, cela va mieux.

"Tous les joueurs sont conscients des difficultés dans lesquelles on s’est mis mais ils veulent tous bosser pour arriver en PO1" ajoute le Bruxellois. "Ils vont tout faire pour les décrocher."

A Milan, il va retrouver un ancien Anderlechtois : Romelu Lukaku, qui joue pour le club rival, l’Inter Milan. L’attaquant des Diables rouges a été l’un des premiers à le contacter après son transfert. "Il m’a envoyé un message et m’a dit qu’on allait se voir cette semaine. Il va me montrer les bonnes adresses à Milan."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK