Les Parmesans se sentent "abandonnés comme des charognes"

"Nous sommes laissés à nous-mêmes, abandonnés comme des charognes en plein désert", a dit Donadoni lors d'une conférence de presse sur la situation de son club, dont la faillite devrait être prononcée le 19 mars par le tribunal de la ville.

"Si nous sommes là, c'est que nous sommes encore optimistes", a ajouté Donadoni, qui "préfère rire des saisies" d'huissier des biens du club, dernièrement les bancs des joueurs au stade Tardini.

Le technicien de Parme a regretté l'absence des institutions: "La solidarité n'est venue que des joueurs et des entraîneurs, de ceux qui vont sur le terrain."

"Nous avions demandé le soutien et la tutelle des institutions, mais personne, hormis les syndicats de joueurs et entraîneurs, ne s'est intéressé à nos problèmes", a renchéri le capitaine, Alessandro Lucarelli.

La Fédération italienne de football (FIGC) a décidé de repousser le match la 24e journée du Championnat prévu dimanche Gênes, où les joueurs refusaient de toute façon de se rendre.

La semaine dernière Parme n'avait déjà pas pu recevoir l'Udinese, faute de moyens pour ouvrir son propre stade.

Le président de la FIGC, Carlo Tavecchio, a pris "toute la responsabilité" de repousser Genoa-Parme, mais a prévenu vendredi que ce serait "la dernière fois".

"Personne n'a présenté de comptes au tribunal, alors on ne peut pas ouvrir de procédure, a-t-il expliqué. Personne ne peut donner un euro à un club en train d'être en faillite mais pas encore en faillite."

La Ligue italienne (Lega) doit se réunir le 6 mars pour statuer sur la fin de championnat du club. En cas de faillite immédiate, Parme ne finirait pas le championnat et aurait ses derniers matches perdus 3-0.

Parme étant déjà bon dernier et promis à de nouveaux points de pénalité pour ses retards de paiement, la relégation est inévitable. L'objectif des joueurs est de finir la saison et de repartir en Serie B (2e division).

Vainqueur de trois coupes d'Europe dans les années 1990, le club avait déjà connu une banqueroute spectaculaire en 2004.

AFP

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