La Juventus ne laisse aucune chance à l'Inter, Lukaku et le stade restent muets

La Juventus n’a pas laissé passer l’occasion de repousser l’un de ses deux rivaux dans la course au titre, l’Inter Milan, à neuf longueurs après sa victoire 2-0 face aux Nerazzurri, ce dimanche soir, dans un Juventus Stadium complètement vide.

Le Gallois Aaron Ramsey (55' 1-0) et l’Argentin Paulo Dybala (67' 2-0) ont fait la différence en faveur de la Vieille Dame en seconde période.

Du côté milanais, Romelu Lukaku a été remplacé par Alexis Sanchez à la 77ème minute de jeu et n’a pas réussi à se montrer décisif.

Après 26 journées de Serie A, la Juve de Maurizio Sarri (63) compte un point d’avance sur la Lazio (62) alors que l’Inter, qui a disputé un match de moins, accuse à présent neuf unités de retard (54).

La Serie A et la Juve avancent dans le chaos, jusqu'à quand ?

Le football italien au temps du coronavirus : au bout d'un dimanche chaotique, où les appels à suspendre le championnat se sont multipliés, la Juventus a repris les commandes en battant l'Inter Milan 2-0 et la Serie A a péniblement poursuivi sa route, sans que l'on sache si elle pourra le faire encore longtemps.

Entre joueurs renvoyés au vestiaire juste avant le coup d'envoi, vrai-faux appel à la grève, colère de Mario Balotelli et matches disputés dans un silence irréel, le jeu a eu bien du mal à exister, alors que le nouveau coronavirus continue à progresser en Italie avec désormais plus de 7300 cas et 366 décès.

Le meilleur moment est venu à la 67ème minute du choc entre la Juventus et l'Inter, quand Paulo Dybala a conclu une action merveilleuse pour inscrire le deuxième but des Bianconeri.

Ce derby d'Italie disputé à huis-clos, comme les autres rencontres en retard de la 26ème journée programmées ce week-end, a replacé la Juventus en tête, avec un point d'avance sur la Lazio Rome.

L'Inter de son côté est repoussée à neuf et huit points et, même avec un match en retard, n'a plus guère d'espoirs de titre.

Mais ce titre sera-t-il un jour attribué, alors que plusieurs responsables ont réclamé ce dimanche une nouvelle pause de la Serie A ?

"La Juventus respectera les décisions des autorités compétentes. Il est évident que nous et les joueurs aimerions jouer dans des conditions différentes. Mais les joueurs comprennent aussi quelle est la situation et qu'il faut la surmonter le plus vite possible avec des comportements responsables", a déclaré avant le match du soir Fabio Paratici, directeur sportif du club turinois.

La fédération italienne a en tous cas convoqué un Conseil fédéral extraordinaire mardi, lors duquel les protagonistes pourront prendre des décisions et se parler en face à face après s'être beaucoup renvoyés la balle à coups de communiqués et d'interventions sur les réseaux sociaux.

Le sommet de l'incertitude a été atteint à 12h25, alors que les joueurs de Parme et de la Spal étaient sortis des vestiaires et se trouvaient dans le couloir, prêts à entrer sur la pelouse pour le coup d'envoi prévu cinq minutes plus tard.

Mais ils ont fait demi-tour. Car juste avant le début du match, le ministre des Sports Vincenzo Spadafora a réclamé la suspension du championnat.

"Alors que nous demandons aux citoyens de faire d'énormes sacrifices pour empêcher la propagation de la contagion, cela n'a pas de sens de mettre en péril la santé des joueurs, des arbitres, des membres de l'encadrement et des supporters, qui se rassembleront sûrement pour regarder les matches", a affirmé le ministre dans un message publié sur Facebook.

Pendant ce temps-là, Mario Balotelli, censé jouer lundi avec Brescia à Sassuolo, a laissé éclater sa rage sur Instagram.

"Et pourquoi tout ça ? Pour divertir quelqu'un ? Ou pour ne pas faire perdre d'argent ? Arrêtez de rigoler, reprenez-vous ! On ne rigole pas avec la santé", a écrit l'attaquant italien.

Dans une précédente story, Mario Balotelli avait également approuvé la position de Damiano Tommasi, président du syndicat des footballeurs italiens (AIC), qui avait demandé l'arrêt des matches.

"La situation est grave et sérieuse. Aujourd'hui, on ne peut pas jouer au football en Italie", a répété Damiano Tommasi ce dimanche soir dans un communiqué de l'AIC.

En début d'après-midi, un brouillon d'appel à la grève des joueurs de la part de l'AIC a même circulé sur les réseaux sociaux. Mais il est resté au stade de projet, les matches se sont tenus, avec une heure et quart de retard pour Parme - Spal, et les footballeurs ont fait ce qu'ils ont pu dans une ambiance particulière.

Devant des tribunes vides, l'AC Milan s'est ainsi incliné face au Genoa (2-1), malgré un but de Zlatan Ibrahimovic. "Jouer sans public, ça n'est pas le football. Mais cela valait pour nous comme pour eux", a déclaré l'entraîneur milanais Stefano Pioli.

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