Faillite déclarée, Parme attend de connaître son sort

"Les créditeurs ont demandé la faillite, le procureur de la République aussi", a expliqué un dirigeant du Parma FC, Osvaldo Riccobene, sur les marches du tribunal de Parme, précisant que le club ne s'y était pas opposé. M. Riccobene représentait son président, Giampietro Manenti... arrêté mercredi pour suspicions de fraude aux cartes bancaires et de blanchiment d'argent.

M. Manenti avait racheté le club en février pour un euro symbolique, et promettait depuis d'injecter de l'argent, ce qu'il n'a jamais fait.

Parme a connu trois présidents cette saison, celui de la banqueroute, Leonardo Ghirardi, puis l'éphémère propriétaire albanais Rezart Taçi, qui a vendu à Manenti.

Parme, dernier du Championnat d'Italie, a cumulé environ 200 millions d'euros de dettes brutes et ne paie plus ses joueurs ni ses employés depuis sept mois.

Un administrateur judiciaire pourrait être nommé et le club a encore une possibilité de terminer la saison.

La justice et les instances sportives devront décider si le club repart en Serie B (2e div.), la relégation étant inévitable, ou en Serie D (4e div.), recommençant à l'échelon amateur.

M. Riccobene a expliqué que la faillite était "acquise", et que les dirigeants allaient "rencontrer l'équipe", qui pourrait jouer son match de la 28e journée de Serie A contre le Torino.

"Selon moi dimanche on joue, mais c'est une supposition personnelle", a dit M. Riccobene

La Ligue italienne de football (Lega) avait annoncé le 6 mars que 5 millions d'euros avaient été débloqués pour les prêter à Parme afin de l'aider à terminer la saison et ne pas trop fausser le Championnat.

Parme a déjà repoussé deux de ses matches de Serie A faute de moyens financiers pour les organiser ou pour se déplacer.

La Lega a fixé les dates de ces matches le 8 avril contre l'Udinese et le 15 avril au Genoa.

Parme a depuis deux matches repris la compétition, mais reste dernier, avec 15 points de retard sur le maintien. Le club a également encaissé trois points de pénalité pour ses dettes fiscales et retards de salaires.

Le club aux trois coupes d'Europe, qui a compté Gianluigi Buffon, Lilian Thuram et Fabio Cannavaro dans ses rangs, étoffe donc son "palmarès" d'un deuxième crash en onze ans, après celui de la Parmalat en 2014.

Le sort de Parme guette peut-être d'autres clubs italiens, la Serie A a accumulé 1,715 milliard d'euros de dettes, selon l'enquête annuelle de la Gazzetta dello sport sur les finances du Calcio. Rien que sur l'exercice 2013-2014, les 20 clubs ont perdu 222 millions.

Belga

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