Thomas Meunier, entre bienveillance, humour, Art et punchlines

Thomas Meunier
Thomas Meunier - © RTBF.be

Cela faisait un bout de temps que j'essayais de rencontrer Thomas Meunier à Paris pour un reportage RTBF. Thomas était d'accord, le PSG aussi. Encore fallait-il trouver une date, dans l'agenda hyper-chargé de l'ancien brugeois, entre les nombreux matches des Champions de France, les sollicitations des médias français, la vie familiale à trois, etc.

Rendez vous fixé le 2 février. "Ce serait bien de se voir dans un endroit plus riche en images que le centre d'entraînement du PSG", propose notre homme, passionné d'Art et amoureux de Paris. "Quel plaisir d'être transféré dans une ville où on ne parle pas que de foot!". On se retrouve donc au coeur de Paris; le Centre Wallonie-Bruxelles nous offre un coin-salon au pied de fresques de Pierre Alechinsky, peintre surréaliste.

On va parler de sa passion pour les Arts, de la famille (Déborah est sa compagne depuis 9 ans, Landrys a un peu plus d'un an), de la vie parisienne bling bling, de sa rivalité-amitié avec Serge Aurier, titulaire au poste de back droit, des Diables aussi.

A coeur ouvert, réellement ! Sans langue de bois, comme Meunier sait si bien le faire depuis qu'on le pratique. Etonnant, comme s'il avait deux visages, Thomas est déconcertant: d'une part, il est si sûr de lui ("Pour le coach, le dilemme entre Aurier et moi ce sera comme s'il fallait choisir entre Messi et Ronaldo pour la même place") qu'il peut paraître arrogant ou naïf. De l'autre, il se montre souvent modeste et réaliste sur ses qualités ("Je sais que je n'ai pas le talent d'un Hazard, j'ai un déficit de formation mais j' arrive petit à petit à compenser par mon travail"). La plupart du temps ses propos sont bienveillants, même lorsqu'une certaine causticité les teinte.

Humour aussi, comme lorsqu'il revoit sa déclaration d'après l'élimination des Diables à l'Euro ("on est une équipe de super-stars, comme les Galactiques de 2005") et qu'il explose de rire. Puis explique sa sortie: "Faut aller voir sur Google: les Galactiques de 2005 étaient des extra-terrestres mais n'ont rien gagné".

Le Bastognard est le roi des punchlines, à Paris ("Il y a des joueurs de Saint-Étienne qui ont 5 followers et qui me notifient dans leurs tweets pour avoir un peu de buzz. #suffitdedemander"). Au début, il l'avoue lui-même son franc-parler a étonné, agacé même, notamment les journalistes, d'autant qu'il était sur le banc ! Aujourd'hui il est un des chouchous des médias, qui apprécient l'intelligence de ses propos, et ses formules bien senties.

Il y a 6 ans, le gamin de St-Ode évoluait (comme attaquant) toujours en D3 à Virton. Un titre de Bruges et un (bon) Euro plus tard, il explose, comme arrière droit, dans un des clubs les plus ambitieux d'Europe. Et ce n'est peut-être qu'une étape ?!

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