Mbappé et Di Maria, encore eux, portent le PSG contre Montpellier

Mbappé et Di Maria, encore eux, portent le PSG contre Montpellier
Mbappé et Di Maria, encore eux, portent le PSG contre Montpellier - © FRANCK FIFE - AFP

Kylian Mbappé et Angel Di Maria, le duo à la mode. Les deux collègues d'attaque, même sans Neymar ni Edinson Cavani, ont brillé avec un but chacun pour assurer au Paris SG un beau succès contre Montpellier (5-1), mercredi en Ligue 1.

Comme son équipe, "Kyky" a signé huit jours parfaits. Buteur mardi dernier à Old Trafford contre Manchester United en Ligue des champions (2-0) puis auteur d'une géniale volée à Saint-Etienne dimanche en Championnat (1-0), le gamin de Bondy, 20 buts en L1, a montré que Tuchel pouvait lui laisser les clés de la formule 1 PSG.

Avec lui, le PSG a enchaîné un 13e succès, sur 13, dans sa forteresse pour prendre une avance de 15 points sur son dauphin, Lille. Avec encore 14 matches à jouer et 65 points au compteur, le club de la capitale est toujours sur l'autoroute du record des 100 points.

Ces derniers temps, quand Mbappé brille, Di Maria n'est jamais loin. Lui aussi a régalé, d'un superbe coup franc à plus de trente mètres, qui a tiré son équipe de la torpeur après l'égalisation adverse, juste avant la mi-temps (45+1).

Frappe puissante, transversale rentrante, et voilà que le "Fideo" célèbre en formant un coeur avec ses doigts. La chorégraphie est à la mode au Parc: le N.11 en est à trois buts et deux passes décisives depuis fin janvier et la blessure de Neymar.

Pourtant, en alignant d'entrée Mbappé et Di Maria, Marco Verratti, Marquinhos ou encore Dani Alves, l'entraîneur Thomas Tuchel a pris des risques, à deux semaines du 8e de finale retour de Ligue des champions contre Manchester United.

Mais entre les nombreuses absences et un banc inexpérimenté - 43 matches de Ligue 1 cumulés pour les cinq joueurs de champ remplaçants -, le technicien allemand doit marcher sur un fil managérial jusqu'à la trêve internationale de mars. Et samedi encore, contre Nîmes, le spectre de la blessure rôdera autour de lui.

Buffon royal

En quête de solutions, Tuchel a au moins reçu mercredi une lettre de candidature en défense, où les options sont limitées, d'un joueur longtemps à l'écart de la rotation: d'abord blessé, puis barré par Juan Bernat à son poste, le latéral gauche Layvin Kurzawa a saisi sa chance en marquant pour sa première titularisation de la saison en Championnat.

L'ancien Monégasque a placé une tête imparable à la retombée d'un centre impeccable de Dani Alves, pour son premier but depuis janvier 2018 (1-0, 13), avant d'être passeur décisif sur le but de Mbappé. Mais à court de rythme, il a également souffert dans son couloir face à Florent Mollet.

A l'image de son milieu offensif blond, aux faux airs de Kevin de Bruyne, Montpellier a crânement joué sa chance et aurait pu repartir de la capitale avec un point si Gianluigi Buffon n'avait pas été aussi décisif.

Le portier italien a repoussé une frappe de Petar Skuletic (8), puis de Mollet (22), un tacle-tir de Damien Le Tallec (43) et enfin une belle tête de Vitorino Hilton (58) et une frappe déviée de Skuletic (76).

Il n'a finalement commis qu'une seule erreur, en lisant trop tardivement la trajectoire piégeuse du coup franc de Mollet, excentré sur sa gauche. Quand il repousse des deux poings la balle, celle-ci a déjà franchi la ligne (31).

Buffon a écoeuré les Héraultais, et les attaquants parisiens n'ont plus eu qu'à récolter les fruits en fin de match. Avec trois buts en cinq minutes, deux c.s.c. de Skuletic (73) et Hilton (78), puis celui de Mbappé (79), le PSG a fini le travail en beauté. Tout va bien à Paris.

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