Les plus grosses désillusions européennes du PSG version qatarie

Les plus grosses désillusions européennes du PSG version qatarie
Les plus grosses désillusions européennes du PSG version qatarie - © FRANCK FIFE - AFP

En clamant dès les premiers mois du projet qatari en 2011 que le PSG avait pour objectif de gagner la Ligue des champions, le club et son état-major se sont exposés à de cruelles désillusions en tentant d'entrer dans la cour des grands d'Europe.

8 avril 2014: sacré Demba Ba

Une sortie de route dans les arrêts de jeu: comme à Barcelone trois ans plus tard lors de la "remontada", le PSG est qualifié jusqu'aux ultimes instants du match retour, ce 8 avril 2014 contre Chelsea. Grâce à son bon match aller éclairé par un but somptueux de Javier Pastore (3-1), Paris n'a qu'à gérer son avance à Stamford Bridge.

Mais la bande de José Mourinho profite des errements offensifs du PSG pour revenir dans le match, dès la 32e minute par l'Allemand André Schürrle. Et Paris, pas assez tranchant, s'expose à un revers cruel, qui intervient avec le second couteau Demba Ba, fraîchement entré en jeu, à la 87e minute du match (2-0). Pas de demi-finale pour Paris.

21 avril 2015: la leçon du Barça

Paris pouvait pester contre ce coup du sort, pour évacuer la déception de l'élimination en Angleterre. Mais la saison suivante, il n'y eut rien à dire. A l'aller comme au retour, Zlatan Ibrahimovic et consorts sont surpassés dans tous les compartiments du jeu par le Barcelone qui réussira ensuite le triplé Ligue des champions, Liga et Coupe du roi.

Dès l'aller, la messe est dite, ou presque: Barcelone frappe trois fois, par Neymar (18e), puis Luis Suarez deux fois (67e, 79e). Comble de l'humiliation, l'Uruguayen passe un petit pont les deux fois sur son vis-à-vis, David Luiz. Gregory van der Wiel sauve l'honneur en fin de rencontre (3-1, 82e), mais cela ne suffit pas pour franchir cet obstacle des quarts de finale (doublé de Neymar au retour, 2-0).

12 avril 2016: le triomphe du rival émirati

Cette fois, c'est la bonne: Paris a brillé en 8e de finale contre Chelsea (2-1, 2-1), et se présente face à Manchester City gorgé de confiance et d'assurance. Le club britannique, passé en 2008 sous contrôle des Emirats arabes unis, est comme Paris en pleine croissance mais n'a pas le pedigree de Barcelone.

Pourtant Paris et sa star Zlatan Ibrahimovic vont encore se heurter au plafond de verre européen. Accusé de passer au travers dans les grands matches, le Suédois manque un penalty puis un face-à-face à domicile à l'aller, et c'est presque miraculeusement que le PSG termine le match sur un score de parité (2-2). Au retour, le magicien belge Kevin De Bruyne douche les ambitions parisiennes (1-0). Terrible pour le PSG dont l'actionnaire, l'Etat du Qatar, est un rival géopolitique des Emirats arabes unis, propriétaires de City.

8 mars 2017: la "remontada"

Après cette désillusion, l'émir du Qatar exige des changements. Exit Laurent Blanc, remplacé par Unai Emery, en pleine réussite à Séville. Ibrahimovic s'en va sans être retenu, arrivent Jese, Hatem Ben Arfa ou Grzegorz Krychowiak. L'ancien Oranje Patrick Kluivert devient directeur du football.

Mais le tirage au sort des huitièmes de finale réserve à Paris un adversaire de poids, le Barça. A l'aller, c'est l'exploit, une prestation aux allures de chef-d'oeuvre pour Emery (4-0) avec un doublé de l'Argentin Angel di Maria.

Patatras: en Catalogne, le PSG semble tétanisé par l'enjeu et la ferveur du Camp Nou, et finit par s'effondrer au bout de 7 minutes de folie, les dernières du match: Barcelone marque trois fois et arrache la "remontada" tant réclamée par ses supporters (6-1). Infligeant au PSG une retentissante humiliation.

6 mars 2018: "ensemble, on va le faire"... ou pas

"C'est la première fois dans l'histoire récente du PSG en Ligue des champions qu'il joue le retour à domicile", avait clamé Unai Emery avant la rencontre. La méthode Coué n'a pas marché, pas plus que la vaste campagne de mobilisation du PSG. Tracts à la sortie du métro, message vocal du speaker du stade aux supporters parisiens, tifo monumental "Ensemble on va le faire"...

Battu à l'aller 3-1, le PSG a manqué d'enflammer la rencontre sans sa star Neymar, blessée à un pied. Cristiano Ronaldo (51e) puis Casemiro (80e) se sont chargés de renvoyer à leurs études les Parisiens, qui ont terminé à dix (1-2). La cour des grands est encore loin.

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