La Ligue de football française lance des mesures contre l’homophobie

Nathalie Boy de la Tour se veut ferme contre l'homophobie (Mehdi Lunay)
Nathalie Boy de la Tour se veut ferme contre l'homophobie (Mehdi Lunay) - © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT - AFP

Brassards aux couleurs arc-en-ciel, création d’une fiche de signalement pour les comportements répréhensibles : La Ligue de football professionnel (LFP) française a annoncé lundi un « plan d’action » pour lutter contre l’homophobie dans les stades.

La ministre des sports française, Roxana Maracieanu avait lancé le sujet après avoir été « horrifié » par des insultes homophobes lors du match Paris SG-Marseille le 17 mars dernier. Récemment, le football français a connu plusieurs polémiques sur ce sujet dans ses stades. À Lens, des insultes de type « pédés » ont été entendues alors qu’à Grenoble c’est une banderole, elle aussi insultante, qui a été déployée.

Ainsi, la ligue a décidé de réagir et ce dès aujourd’hui avec un arsenal de mesures présentées à la presse. Combattre l’homophobie « ne signifie pas simplement envoyer un communiqué de presse quand les choses vont mal, combattre c’est trouver et surtout mettre en place un système complet […] pour éradiquer de manière définitive » l’attitude néfaste « de quelques individus », a déclaré Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la LFP.

La Ligue, des associations et clubs (SOS homophobie, Foot Ensemble, PanamBoyz) ont contribué à créer ce plan. Celui-ci sera mis en avant à l’occasion de la journée mondiale contre l’homophobie, le vendredi 17 mai prochain.

Ce week-end en Ligue 1 et en Ligue 2, « les capitaines, les coaches, les délégués de match, les arbitres seront invités à porter un brassard aux couleurs de l’arc-en-ciel », symbole LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), a annoncé Mme Boy de la Tour.

Le plan comportera aussi une grille de sanctions. La Ligue va par ailleurs « mettre en place une fiche de signalement dès la saison prochaine qui permettra à tout spectateur de rapporter un acte ou des insultes discriminantes », qu’ils soient racistes, sexistes ou homophobes selon sa présidente.

En mai, la commission de discipline de la LFP a lancé le début des grands manœuvres en infligeant une amende de 10.000 euros au club de Grenoble (L2) pour sa « banderole injurieuse », tandis que Lens (L2) a été sanctionné d’un huis clos partiel avec sursis pour les « chants à caractère homophobe » et 50.000 euros d’amende ferme, un montant record.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK