Football : Le joker médical de Barcelone, imaginable en Pro League ?

Barcelone a fait jouer la règle du joker médical pour transférer Martin Braithwaite. Et chez nous, est-ce que cette règle existe en Pro League ? Charleroi pourrait-il profiter du joker médical pour remplacer Massimo Bruno ?
Barcelone a fait jouer la règle du joker médical pour transférer Martin Braithwaite. Et chez nous, est-ce que cette règle existe en Pro League ? Charleroi pourrait-il profiter du joker médical pour remplacer Massimo Bruno ? - © Montage RTBF (Belga et Belga/AFP)

Le FC Barcelone a annoncé cette semaine l’arrivée d’un nouveau transfert. Martin Braithwaite a quitté Leganés pour la Catalogne et pourra déjà jouer dès ce week-end face à Eibar. Pour pouvoir effectuer ce transfert hors période de mercato, la direction du Barça a appliqué la règle du joker médical. Les Blaugranas ont appris le forfait d’Ousmane Dembélé, le Français ne jouera plus cette saison. Cette absence s’ajoute à celle de Luis Suarez, indisponible jusqu’en mai. Barcelone n’a plus que trois attaquants dans son noyau : Lionel Messi, Antoine Griezmann et Ansu Fati. Mais heureusement pour les Catalans, en Espagne, la fédération autorise le recours à un joker médical.

Le Barça s’est donc rabattu sur Martin Braithwaite. Danois de 28 ans, jusqu’ici propriété du Deportivo Leganés et auteur de 8 buts en 27 matches cette saison (championnat et coupe). L’attaquant signe un contrat jusqu’en juin 2023. Montant de la transaction ?… 18 millions d’euros ! C’est énorme par rapport aux qualités du joueur. A titre de comparaison, Dortmund a acheté Erling Haaland pour une somme estimée à 20 millions d’euros. Mais Barcelone n’avait pas le choix. Pour s’offrir un attaquant supplémentaire, le club était obligé de payer la clause libératoire. Et dans le cas de Braithwaite, elle était fixée à 18 millions d’euros.

Leganés se fait chiper son attaquant et ne peut pas le remplacer

Les supporters catalans s’interrogent et s’inquiètent sur ce transfert un peu rapide. Martin Braithwaite est-il un joueur de la stature de Barcelone ? Autre conséquence de ce transfert, le triste sort de Leganés. Le club est englué dans le bas du classement (19ème, à deux points du premier non relégable) et lutte pour son maintien. En janvier, l’équipe madrilène avait déjà laissé filer un attaquant (Youssef En-Nesyri) pendant le mercato. Et pour Martin Braithwaite, Leganés n’a pas pu s’opposer à son départ. Pire, le club se fait chiper un joueur et n’est pas autorisé à le remplacer ! Leganés a introduit une demande de transfert exceptionnel auprès de la fédération espagnole, mais les chances d’aboutir sont minces.

"Même si l’attitude de Barcelone dans ce transfert a été correcte, nous estimons le règlement injuste", a déclaré le directeur général de Leganés, Martin Ortega. Barcelone abonde d’ailleurs dans ce sens. "Nous avons payé la clause conformément au règlement, mais nous pensons qu’il devrait être révisé car il n’est pas juste que Leganés ne puisse dès lors recruter", a reconnu le président de Barcelone, Josep Bartomeu.

Le joker médical existe-t-il en Pro League ?

Chez nous, Charleroi vit lui aussi le même genre de situation. Les Zèbres ont perdu Christophe Diandy très tôt dans la saison. Et ils doivent maintenant faire face à la rupture des ligaments du genou de Massimo Bruno. Alors, comme Barcelone, est-ce que le Sporting peut activer la règle du joker médical pour engager un renfort ? La réponse est non. Cette règle n’est pas applicable en Pro League. Le joker médical ne fonctionne que pour le poste de gardien. Si un gardien se blesse pour une longue durée, il peut être remplacé avant le 15 mars.

Si un joueur de champ se blesse gravement, les équipes sont autorisées à ajouter un élément dans la liste de 25 préalablement rentrée à l’Union Belge. Mais ce joueur doit soit venir de la réserve ou d’une équipe de jeunes, soit être un footballeur libre de tout contrat.

A Charleroi, Pierre-Yves Hendrickx explique que le club et son entraîneur ont bricolé et cherché des solutions en interne, dans leur propre noyau. Karim Belhocine a ainsi fait reculer Ryota Morioka dans le milieu de terrain. Un choix finalement payant et productif. Le Directeur Administratif carolo n’est en fait pas favorable à cette règle du joker médical. Pierre-Yves Hendrickx a d’ailleurs un peu de mal à entendre que Barcelone ne parvient pas à pallier son problème d’infirmerie avec son noyau actuel. Et on ne peut pas vraiment lui donner tort.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK