Enrique, Zidane et Simeone face à leurs "démons"

Enrique, Zidane et Simeone face à leurs démons
Enrique, Zidane et Simeone face à leurs démons - © JAVIER SORIANO - AFP

Retrouvailles brûlantes pour les entraîneurs du trio de tête Barça-Atletico-Real: Luis Enrique, Diego Simeone et Zinédine Zidane affrontent des techniciens qu'ils auraient peut-être préféré éviter en pleine course au titre, samedi pour la 35e journée du Championnat d'Espagne.

Affronter le Sporting Gijon suppose un cas de conscience pour Luis Enrique: samedi (18h30 GMT) au Camp Nou, l'entraîneur du FC Barcelone, natif de Gijon, va retrouver sur le banc d'en face son ami d'enfance et ancien équipier Abelardo. "C'est une personne très importante dans ma vie", a résumé le technicien barcelonais.

Mais Luis Enrique ne peut pas faire de sentiments alors que l'équipe catalane (1er, 79 pts) lutte pour le titre et que le Sporting (18e, 32 pts) bataille pour le maintien.

"Je suis 'Sportinguista' du berceau à la tombe. Mais parfois, quand on se consacre au football, il faut penser autrement", avait prévenu l'entraîneur blaugrana avant le match aller en février (3-1 pour Barcelone).

Après une série noire de trois défaites en autant de journées, le Barça a retrouvé des couleurs en signant un festival mercredi face au Deportivo La Corogne (8-0), avec notamment un quadruplé de Luis Suarez. Lionel Messi et Neymar ont eux aussi marqué et si le trio offensif "MSN" reprend enfin de la hauteur, le Barça peut rêver de conserver sa couronne en Liga.

Mais au moindre faux pas, gare à l'Atletico (79 pts), devancé uniquement à la différence de buts particulière, et au Real Madrid (3e, 78 pts)!

On dit l'Atletico Madrid pénible à jouer pour ses adversaires, mais l'entraîneur Diego Simeone a lui aussi sa bête noire: il déteste affronter les équipes entraînées par Javi Gracia, actuel technicien de Malaga (9e, 42 pts).

"El Cholo" Simeone garde sans doute en tête deux souvenirs cuisants: la défaite 1-0 lors de la phase aller en décembre, et surtout un humiliant 3-0 contre Osasuna en 2014.

"Nous avons des problèmes face à l'entraîneur de Malaga", résumait Simeone en février. "Il a pris l'ascendant sur nous, plus que n'importe quelle autre équipe."

L'Atletico espère renverser la situation samedi (16h15 GMT) au stade Vicente-Calderon, où le public attend beaucoup de l'attaquant espagnol Fernando Torres (cinq buts sur ses cinq derniers matches) et du Français Antoine Griezmann, en quête de son 30e but toutes compétitions confondues cette saison.

La poignée de main risque d'être fraîche entre Zinédine Zidane et Paco Jemez. Le Français, entraîneur du Real Madrid depuis janvier, n'a peut-être pas oublié les commentaires acerbes du technicien du Rayo Vallecano (16e, 35 pts) à l'automne 2014, alors que "ZZ" était confronté à un problème de diplôme sur le banc de la réserve merengue.

"Zidane a-t-il le diplôme d'entraîneur, oui ou non? S'il lui faut encore un peu de temps pour l'obtenir, alors il ne peut pas entraîner en Espagne!", avait tempêté Jemez en conférence de presse.

Zidane a par la suite été blanchi en appel, avant de décrocher le précieux diplôme quelques mois plus tard, en mai 2015.

Au stade de Vallecas samedi après-midi (14h00 GMT), le Français a une belle occasion de démontrer ses qualités d'entraîneur face à son grand détracteur. D'autant que le Real version "ZZ" semble monter en puissance sur cette fin de saison, comme l'a prouvé la victoire maîtrisée contre Villarreal mercredi (3-0).

"C'est gratifiant, c'est magnifique pour un entraîneur de voir son équipe évoluer à chaque match", s'est réjoui le technicien français mercredi soir.

A Vallecas, il faudra voir l'état de forme de Cristiano Ronaldo, touché à la cuisse droite contre Villarreal. Zidane a parlé d'une simple "frayeur" concernant le Portugais. Il devrait par ailleurs pouvoir récupérer Gareth Bale et Dani Carvajal, avec en perspective la demi-finale aller de Ligue des champions contre Manchester City mardi.

AFP

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