Mourinho compte sur le fair-play financier pour gagner la Premier League

Mourinho compte sur le fair-play financier pour gagner la Premier League
Mourinho compte sur le fair-play financier pour gagner la Premier League - © OLI SCARFF - AFP

Pour reconquérir la Premier League, Manchester United aura besoin d'un coup de pouce du fair-play financier, a expliqué très sérieusement l'entraîneur des Red Devils José Mourinho en conférence de presse vendredi avant la réception de Fulham.

"Je ne sais pas (quand Manchester United sera à nouveau champion). Ça dépend de notre évolution mais aussi de celle des autres", s'est défaussé le coach de MU, qui n'a plus gagné la Premier League depuis 2013 et stagne actuellement à une piteuse 8e place.

"Si ceux qui sont devant nous poursuivent dans la même direction avec les mêmes ambitions et les mêmes investissements, c'est une chose. C'en est une autre s'ils arrêtent, ou si le Fair-play financier les arrête, dans ce cas on pourra un peu mieux se rapprocher d'eux", a défendu le technicien portugais en visant, sans le nommer, son voisin de Manchester City.

Depuis l'été 2016, les Citizens ont englouti 527 millions de livres sterling (645 M EUR) en transferts, près de 150 millions de livres (168 M EUR) de plus que Manchester United et ses 379 millions (425 M EUR) dépensés selon les chiffres rendus publics.

Un décalage qui fait dire à "Mou" que les deux équipes ne jouent pas à armes égales, même s'il se garde de se prononcer sur une éventuelle sanction de Manchester City par l'UEFA: "Tout le monde a son idée et je ne sais jamais si c'est vrai ou non, ce n'est pas à moi d'analyser ça", a-t-il répondu. Mécontent de son effectif et en particulier de ses joueurs offensifs, le "Special one" a envoyé une pique à ses trois attaquants titulaires contre Arsenal mercredi (2-2), à savoir Anthony Martial, Marcus Rashford et Jesse Lingard.

"Ils travaillent très dur mais ce n'est pas une question de travail. C'est une question de qualités naturelles", les a égratignés Mourinho.

Il n'a en revanche pas souhaité s'étendre sur la méforme de Romelu Lukaku, 2e meilleur buteur du Mondial en Russie avec 4 réalisations, mais buteur une seule fois cette saison en Premier League: "Je suis très à l'aise pour en parler avec lui et je le fais d'ailleurs. Mais je suis moins à l'aise pour en parler avec vous", a-t-il éludé.

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