Fair-play financier: avant Manchester City, les précédents Malaga et AC Milan

Fair-play financier: avant Manchester City, les précédents Malaga et AC Milan
Fair-play financier: avant Manchester City, les précédents Malaga et AC Milan - © OLI SCARFF - AFP

La décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) d'annuler l'interdiction pour Manchester City de participer aux Coupes d'Europe pour les deux ans à venir est le dernier rebondissement en date dans la courte et tumultueuse histoire du Fair-Play Financier (FPF), réglementation mise en place en 2011 par l'UEFA pour limiter les déficits des clubs européens.

Malaga: à jamais le premier

Exclu fin 2012 pendant quatre ans (2013-2017) des compétitions européennes pour lesquelles il se qualifierait, Malaga a été le premier club à écoper de la plus haute sanction, en raison d'arriérés de paiement importants.

La formation andalouse, rachetée en 2010 par le Qatari Sheikh Abdullah al-Thani, avait brillé deux saisons, atteignant les quarts de finale de la Ligue des champions en 2013, avant de retomber dans le ventre mou du championnat espagnol. Malaga végète aujourd'hui en deuxième division.

AC Milan: un grand d'Europe évincé

L'AC Milan a été le premier grand d'Europe a avoir été exclu des compétitions européennes, malgré sa qualification pour la Ligue Europa 2019-2020. Et pour cause, le club lombard, septuple vainqueur de la C1, accumule plus d'un demi-milliard de pertes depuis 2014, dont 146 millions sur le seul exercice 2018-2019.

Malgré une masse salariale élevée et des coûts en hausse, son chiffre d'affaires annuel stagne depuis plusieurs saisons autour de 250 M EUR, soit bien moins que ses rivaux qui jouent régulièrement la Ligue des champions, compétition à laquelle les Rossoneri n'ont plus goûtée depuis six ans. Déjà exclu des compétitions européennes par l'UEFA à l'issue de la saison 2017-2018 mais sauvé par le TAS, l'AC Milan, vendu par Silvio Berlusconi en 2017 à l'homme d'affaires chinois Li Yonghong puis au fonds américain Elliott, a donc fini par être rattrapé par ses pertes considérables.

Paris SG: le contrat qatari contesté

Racheté par le fond souverain Qatar Sport Investment (QSI) en 2011, le PSG a été soupçonné de "dopage financier", en raison de certains contrats de sponsors jugés surévalués. Son mercato hors norme à l'été 2017, avec plus de 400 millions d'euros dépensés pour recruter notamment Neymar et Kylian Mbappé, lui a aussi valu d'être dans le viseur de l'UEFA.

Le PSG tente désormais de diversifier ses sources de revenus pour sortir de sa dépendance vis-à-vis du Qatar. En mars 2019,le TAS avait estimé que le dossier du PSG était "clôturé".

Etoile rouge, Galatasaray: anciennes gloires épinglées

Plusieurs clubs ayant brillé par le passé en Coupe d'Europe ont eux aussi été exclus des compétitions continentales. L'emblématique Etoile rouge de Belgrade, club champion d'Europe en 1991, a été privé de C1 en 2014-2015, malgré son titre de champion de Serbie.

En 2015, c'est au tour du Dinamo Moscou, où évoluaient les Français Mathieu Valbuena et William Vainqueur, de voir sa qualification en Ligue Europa annulée. Le club plonge et descend en deuxième division russe la saison suivante. Galatasaray, seule équipe turque à avoir remporté une compétition continentale (la C3 en 2000), s'est également vu infliger la même sanction en 2016.

Marseille: la gestion McCourt dans le viseur

Malgré le rachat du club phocéen par l'homme d'affaires américain Frank McCourt en 2016, les finances de l'OM sont restées dans le rouge, avec des déficits financés par l'actionnaire.

Fin juin, une sanction est tombée: 3 M EUR d'amende, l'abandon de 15% des gains UEFA auprès de l'instance pendant deux saisons et 23 joueurs (au lieu de 25) inscrits sur les listes pour disputer les coupes continentales jusqu'en 2022-2023. Un moindre mal pour l'OM, dont la qualification pour la prochaine C1 n'a pas été remise en cause.

Portugal, Russie, Turquie: pluie d'amendes

Plusieurs clubs ont été soumis à diverses obligations économiques: simple amende, rétention de recettes provenant d'une compétition européenne, limitation du nombre de joueurs à inscrire en Coupe d'Europe...

Ces sanctions plus légères ont notamment été retenues contre des clubs portugais (Porto, Sporting, Braga), russes (Zenit Saint-Pétersbourg, Rubin Kazan, Anji Makhatchkala...) ou encore turcs (Besiktas, Fenerbahçe, Trabzonspor...).

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