Degryse: "Januzaj me fait penser à Rensenbrink"

Januzaj - Rensenbrink
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Januzaj - Rensenbrink - © AFP et Belga

A Manchester United, tout le monde parle de ce jeune belgo-albanais qui monte. Son nom : Adnan Januzaj. Marc Degryse est sous le charme de ce gamin qu'il compare à Robbie Rensenbrink, célèbre ailier gauche international néerlandais qui a fait les beaux jours d'Anderlecht dans les années 70. Jean Kindermans, directeur de la formation à Anderlecht, insiste, lui, sur l'excellente mentalité du joueur qui a la chance d'être bien entouré.

Au fanshop, son numéro 44 n'est pas encore en vente. Il n'a que 18 ans mais dès sa première apparition à Old Trafford, Adnan Januzaj a crevé l'écran. Marc Degryse fait partie de ces observateurs séduits par les qualités de ce jeune joueur formé à Anderlecht.

"Je l'ai vu dans les matches de préparation et en Charity Shield, il m'avait donné une impression fabuleuse. Il demandait et il recevait tous les ballons. Il y a beaucoup de style dans son jeu. Il me fait penser à Robbie Rensenbrink. Il voit tout, il provoque les défenseurs, c'est un joueur agréable à voir jouer" a-t-il ainsi confié au micro de la RTBF.

Et de préciser : "Vu son âge, il peut devenir un phénomène. Il a l'avantage que son entraîneur (David Moyes, ndlr) a énormément confiance en lui".

Januzaj réfléchit trois fois plus vite que les autres

Né de parents réfugiés albanais, il a fait ses classes au Brussels, puis de 11 à 16 ans à Anderlecht où le directeur de Neerpede, Jean Kindermans se souvient de son tout premier match : "C'était un petit bonhomme très frêle avec de fines jambes. Il avait déjà à cette époque-là un pied gauche phénoménal. Il a toujours joué une catégorie au-dessus de son âge. La façon dont il parvenait à contrôler le ballon et en même temps directement le protéger, c'était incroyable. C'est un garçon qui n'est jamais au sol".

Et de préciser : "son seul point faible c'était sa vitesse. C'est un petit manquement qu'il compense avec d'autres qualités comme sa vista et sa capacité de réflexion. Il réfléchit trois fois plus vite que les autres".

A Manchester United, le gamin a pris du muscle. La presse anglaise le compare déjà à George Best, Johan Cruyff ou encore Cristiano Ronaldo. Elu espoir de la saison en Angleterre l'an dernier, il est déjà le mieux payé des jeunes mancuniens mais tarde à prolonger. Pas pour une question d'argent, ce n'est pas le style de la famille.

"Je me souviens que le long de la ligne son père était un grand supporter non seulement d'Adnan mais aussi d'Anderlecht. Il portait toujours un training mauve et blanc. Il n'avait qu'un mot à la bouche : travail. Son père était très exigeant vis à vis de lui. Il savait qu'il était talentueux. Adnan a été très très bien conseillé par son papa et il en récolte les fruits aujourd'hui" explique Jean Kindermans.

Albanie ou Belgique ? Un choix qui sera mûrement réfléchi

Il devra un jour ou l'autre faire un choix au niveau de l'équipe nationale : l'Albanie ou la Belgique. Même chez les jeunes, il a toujours refusé les sélections. Aujourd'hui, son agent accuse l'Union belge de véritable harcèlement tandis qu'en Albanie des pétitions se multiplient sur facebook.

"Ce serait dommage de le voir jouer dans un pays qui ne jouera peut-être jamais une Coupe du Monde ou un Euro. Dans la génération belge actuelle, il y a énormément de talents. J'espère que Januzaj va choisir la Belgique mais en aucun cas je ne voudrais l'influencer ou le convaincre d'opter pour la Belgique. Son choix sera mûrement réfléchi comme dans le temps où le sélectionneur des jeunes venait chez nous demander de convaincre le père. Ce dernier disait : c'est Anderlecht qui éduque mon fils, ce n'est pas l'équipe nationale qui lui donnera un contrat ou l'aidera à se développer bien au contraire. Il ne veut pas brûler les étapes, il ne veut pas être international avant d'être titulaire dans un club comme Manchester" a conclu Jean Kindermans.

E.Libois

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