City dans son cœur, Anderlecht dans son sang

City dans son cœur, Anderlecht dans son sang
City dans son cœur, Anderlecht dans son sang - © PAUL ELLIS - AFP

Entre Manchester City et Anderlecht, Vincent Kompany ne veut pas choisir. Il est les deux à la fois. Récit d’une journée de gala bleu ciel et mauve.

Pas de ciel bleu chez les Skyblues en ce mercredi matin. La grisaille et les nuages plombent l’horizon de Manchester. Mais en début d’après-midi, au City Football Academy, le gigantesque complexe d’entraînement des Cityzens, le soleil repointe subitement ses rayons quand Vincent Kompany fait son apparition dans l’amphithéâtre réservé à la presse. Pendant une bonne demi-heure, en anglais surtout, en français un peu, et en néerlandais parfois, il parle de son jubilé, des bénéfices qui iront aux sans-abris de Manchester, de sa carrière et des qualités qu’il faut pour être un bon défenseur central, avant de conclure par un cinglant " Manchester City, je l’ai dans mon cœur. Anderlecht, je l’ai dans mon sang ". Une punchline qui résumera finalement bien la journée : si aujourd’hui c’est Manchester City qui fête Kompany, le Sporting d’Anderlecht est là aussi.

En compagnie de son papa Pierre Kompany, nous découvrons la surprise qu’a réservé le club mancunien à son ex-capitaine emblématique : une rue à son nom dans le centre d’entraînement, ornée d’une mosaïque évoquant son but contre United en 2012. Pendant ce temps, un peu plus loin, quelque part sur l’un des nombreux terrains, une bonne partie du noyau anderlechtois s’entraîne, généreusement invité par City à profiter de ses infrastructures.

Quelques heures plus tard, devant le magnifique Etihad Stadium, la foule se presse. Tranquille, familiale. On chante peu, on ne se bouscule pas. On est loin de l’ambiance habituelle du foot britannique. Ce soir, il n’y a pas d’enjeu, on est là pour fêter " Vinnie ". Parmi les maillots bleus, un blason mauve : Elias Cobbaut, en training, à côté de Michael Verschueren, en civil. De l’autre côté des barrières de sécurité, Vincent Kompany descend du bus sous les applaudissements nourris. Quelques mètres plus loin, un drapeau belge sur une barrière nadar, et des supporters mauve et blanc qui obtiennent ce qu’ils sont venus chercher : un selfie avec Vincent.

Le stade est comble quand les deux équipes montent sur le terrain. Le " Here’s to you, Vincent Kompany, City loves you more than you will know " résonne dans les travées. Micro en main, Vincent ironise sur sa blessure : il a réussi à être blessé pour son propre jubilé. Derrière lui, parmi les Paul Scholes, Edwin Van de Sar, Ashley Cole et David Silva se sont glissés quelques joueurs bruxellois. Samir Nasri est là mais, surprise, il y a aussi Derrick Luckassen au coup d’envoi. Et puis plus tard Elias Cobbaut (qui remplace… Agüero). Et Kenny Saief. Et le jeune Hotman El Kababri. En fin de partie, Michel Vlap trépigne d’impatience le long de la ligne. Le ballon vient enfin de sortir, il peut monter au jeu pour quelques minutes seulement.

La soirée se termine. Il y a foule dans l’entrée du tunnel des joueurs. Ryan Giggs se dirige vers les vestiaires. Ça discute fort et ça rigole franchement autour de Thierry Henry. Et à l’interview, Vincent Kompany nous parle d’Anderlecht… avec un training de City.

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