Christian "Tintin" Brüls, recrue ad hoc de Nice

Christian "Tintin" Brüls, recrue ad hoc de Nice
Christian "Tintin" Brüls, recrue ad hoc de Nice - © Tous droits réservés

Méconnu l'été dernier à son arrivée de la Gantoise dans le cadre d'un prêt avec option d'achat, Christian Brüls, dit "Tintin", 24 ans, constitue la bonne pioche de Nice comme l'ont démontré ses deux passes décisives tout en touché et intelligence à Dario Cvitanich à Lille (0-2). Brüls vu de France, c'est par ici.

Le milieu offensif germanophone a déjà trouvé ses marques dans le jeu niçois. Mais le natif de Malmedy, commune renommée pour son industrie de la poudre à canon, n'a pas le sentiment d'avoir "explosé" sur la pelouse nordiste.

"On a gagné ce match en équipe. Mes deux assists (passes ndlr), c'est juste bon pour les +stats+. Je n'étais pas très satisfait de ma prestation, des passes et duels ratés", calme-t-il d'emblée.

Déjà appelé "Kuifje" (traduction flamande du héros de Hergé) outre Quiévrain et aux Pays-Bas, le footballeur au teint pâle, cheveux roux avec de temps en temps une petite houppette, qui lui donne la silhouette de l'éternel héros de la BD, a conservé son surnom, mais en version française.

Même l'entraîneur du club azuréen Claude Puel l'a adopté et estime que "Tintin" a encore devant lui une bonne marge de progression, ne serait-ce que dans la finition, son point faible.

Ce dernier avait commencé à dévoiler, par séquences, sa technique fine, sa vision du jeu ainsi que sa polyvalence aux trois postes de soutien de "Super Dario". Un bagage qui avait maintenu l'intérêt de la cellule de recrutement de l'OGCN, malgré un transfert raté - car trop cher - à l'été 2012, puis une saison sans grand relief avec les Buffalos.

Aussi exigeant et perfectionniste que sa recrue élue révélation 2011 de la première division belge, Puel, qui a déjà complété la formation à Lille des internationaux belges Eden Hazard (Chelsea) et Kevin Mirallas (Everton), lui entrevoit un avenir parmi les épatants Diables Rouges de Marc Wilmots "à condition de progresser encore".

Régulièrement pré-sélectionné en équipe nationale, Brüls sait qu'il sera "dur d'y trouver une place" et que la Coupe du monde au Brésil arrive sans doute trop tôt. Mais il conserve l'objectif d'y entrer dans le futur, et pourquoi pas pour l'Euro 2016, en France, dont il découvrira, dimanche, l'un des futurs théâtres, l'Allianz Riviera, lors du match inaugural de l'arène niçoise devant Valenciennes... Pour cela, il lui faudra enchaîner de grosses productions avec Nice, actuel 6e du championnat, et se faire violence devant les cages.

Après Eupen, club à 50 km du domicile familial, où il a fait à 16 ans ses premiers pas en D2 en électron libre, tout en suivant une formation de menuisier, puis à Maastricht (2e div. néerlandaise), Westerloo (D1 belge) et à La Gantoise (68 matches, 7 buts entre 2011 et 2013), l'élite française s'est imposée à son esprit pour continuer à avancer "étape après étape".

"Notre sélection est supérieure aux Bleus, mais le championnat est beaucoup plus relevé ici. Tu as 1 ou 2 secondes pour choisir ta passe", a-t-il noté.

Très habile de ses pieds, le ballon est clairement l'ami de Brüls, à la différence du soleil qu'il a fui une grande partie de l'été torride de la Côte d'Azur, ou de la mer, qu'il a dédaignée au profit de l'arrière-pays niçois.

Privé des barrages de la C3 par une suspension et évoluant en 10 en l'absence d'Eysseric sur blessure (genou), "Tintin" Brüls est partant pour de nouvelles aventures.

AFP

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