Vercauteren : "J'en avais un peu ras-le-bol de tout le temps revenir sur le Mexique"

Vercauteren : "J’en avais un peu ras-le-bol de tout le temps revenir sur le Mexique"
Vercauteren : "J’en avais un peu ras-le-bol de tout le temps revenir sur le Mexique" - © Tous droits réservés

En réalisant le fantastique exploit d’éliminer le Brésil en quarts de finale de la Coupe du Monde vendredi soir, les Diables Rouges ont rejoint dans l’histoire du football belge leur grand prédécesseurs de 1986. Au grand soulagement de Franky Vercauteren, présent au Mexique.

"Enfin ! Honnêtement, j’en avais un peu ras-le-bol de tout le temps revenir sur le Mexique. Je ne dis pas qu’on doit oublier cela mais on vivait avec le passé. Cela fait plus de 30 ans. Il était grand temps qu’une équipe belge fasse mieux et qu’on parle un peu plus de l’actualité, estime l’ancien Diable au micro de la RTBF. Tout en reconnaissant, bien sûr, ce qu’on a fait au Mexique."

Et Vercauteren d’analyser la prestation des Belges contre les quintuple champion du monde.

"Le Brésil ou une autre équipe, ça ne change pas vraiment. Au fond, face au Brésil, à la France ou au Japon, le but c’est de gagner et d’aller plus loin. Les Brésiliens ne m’avaient pas spécialement impressionné au début. Pas assez en tout cas que je me dise que c’était impossible de les battre. Pour moi, c’était un match comme les autres. C’était une affiche sur papier parce que c’est quand même le Brésil mais entre le papier et le terrain, il y avait une grande différence."

"Pour gagner un match, il faut la forme et la chance du jour. On l’a échappé belle au début. On a quand même eu quelques problèmes dans les 10-15 premières minutes. Et puis, sur (même pas) une occasion, on a marqué. Peut-être au moment idéal. Mais pas au moment où on l’attendait. A partir de là, les données ont changé. Ils ont encore eu des occasions mais sur notre deuxième possibilité, nous avons encore marqué. On a été très efficace. Après, on a contrôlé et réalisé quelques sauvetages via Thibaut Courtois ou d’autres. Défensivement, on a très bien géré le match. On a fait ce qu’on devait faire mais on a surtout eu la forme du jour. Avec aussi un peu la chance au départ. Les gars ont été très bons. Et ça, ça fait pencher le match en notre faveur" savoure l’ex-sélectionneur intérimaire de la formation 'noir, jaune, rouge' qui veut voir cette génération aller au bout de son rêve.

Pour moi, ce n’est pas fini maintenant, ce sera fini quand on gagnera la finale !

"L’objectif de cette génération-là, c’est d’aller gagner la Coupe du Monde ! Si on se fait éliminer par la France en demi-finale, ce sera quand même encore une déception. Face à l’Argentine en 1986, il y avait une différence de niveau qu’il n’y a pas maintenant. C’est du 50-50, un match n’est pas l’autre. Il faudra faire très attention. Mais avec le potentiel qu’on a et le fait qu’on forme une équipe et un bloc, … gagner la finale serait l’apothéose de cette génération, pas la demi-finale."

"Je ne vois pas de pression négative possible. Il n’y a donc aucune excuse de pression. On a une opportunité unique de jouer la finale de la Coupe du Monde. La seule pression qu’on pourrait ressentir est une pression positive qui fait qu’on va faire plus que ce qu’on peut. Les Diables Rouges sont des joueurs de haut niveau qui jouent dans les meilleurs clubs. Ils ont une opportunité unique. Quand on me parle de pression, ça me fait rigoler" poursuit l’ancien Anderlechtois.

"Dès le départ, on parlait des Belges en demi-finale. Et moi je répondais : "La Coupe du Monde est réussie quand on joue la finale". On a très bien fait ça jusqu’ici mais si on est éliminé en ½, je crois que ce serait une occasion ratée ou une opportunité manquée. Je crois en cette équipe. J’ai confiance en elle. Je ne vois pas pour le moment d’autres équipes plus fortes. Pour moi, ce n’est pas fini maintenant, ce sera fini quand on gagnera la finale !"

Salué par tous les observateurs pour son choix tactique qui a énormément gêné les Brésiliens, Roberto Martinez peut être considéré comme l’homme du match. Pas pour Vercauteren qui préfère mettre en évidence la performance collective des joueurs.

"Je ne parle jamais d’un individu, ça ne fait pas partie du football, selon moi. Martinez est un des éléments de cette équipe. Naturellement, il fait des choix importants et qui sont parfois confirmés par le résultat final. Si le résultat est mauvais, ce sont des mauvais choix. Et si, comme hier, on gagne, ce sont des bons choix. Il a bien sûr une part de responsabilité mais ce sont quand même les joueurs qui font le match."

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