Un somnifère et un tête-à-tête avec Henry, les révélations de Kompany pour expliquer le 1er but des Diables face au Brésil au Mondial

2018 est une année historique pour les Diables rouges qui ont terminé 3èmes de la Coupe du Monde en Russie. En exclusivité pour la RTBF, Vincent Kompany revient sur les moments forts de ce Mondial en compagnie de Vincent Langendries.

Avant de partir en Russie, Vince The Prince s’est blessé lors du match amical face au Portugal. Il sera toutefois du voyage, dans la liste des 23. Son rôle, dans l’ombre en début de tournoi, va s'avérer crucial. Il va partager son expérience, notamment avec Dedryck Boyata.

"Jeune, je n’avais pas eu le soutien des plus anciens. On préférait me laisser faire des erreurs plutôt que de me donner des conseils. Je me suis toujours promis que je ferais l'inverse. Je vois Dedryck et des jeunes qui arrivent en équipe nationale. Mon premier instinct, c’est de les aider et de leur donner tout ce que j’ai. Dedryck, je le connais depuis plus de 10 ans puisque je l’ai côtoyé à Manchester City. Je voulais qu’il réussisse", avoue le défenseur central belge.

Face à l’Angleterre, pour le 3ème et dernier match de la phase de poules, les Belges auraient pu se contenter d’un partage pour filer vers une partie de tableau moins compliquée. "On aurait pu commencer à calculer et peut-être la faire un peu à l’Italienne comme on dit mais finalement, on l’a fait à la Belge. On a donné tout ce qu’on avait et on a réfléchi après", sourit Vincent Kompany.

Au début du match (face au Japon), on a choisi les couteaux et puis on est passé à la hache en deuxième mi-temps ...

Le Japon va, en huitièmes, donner plus de fil à retordre que prévu aux Belges. "On s’était très bien préparé pour ce match. On a juste sous-estimé une chose : les Japonais couraient encore plus qu’on ne pensait. Cette équipe japonaise était très bien organisée et disciplinée. A 2-0, on y croyait encore surtout en voyant les ressources disponibles sur le banc avec les montées au jeu de Marouane Fellaini et de Nacer Chadli. On a tellement d’armes pour faire mal à une équipe. Au début du match, on a choisi les couteaux et puis on est passé à la hache en deuxième mi-temps et c’est bien la hache qu’il fallait prendre. C’est le luxe qu’on a dans cette équipe, on peut changer de style ", explique l’arrière central de Manchester City.

Dans la douleur, la Belgique a donc gagné le droit d’affronter le Brésil en quarts de finale. Les Diables vont disputer le match parfait ou presque. "L’entraîneur a eu un moment de génie pour ce match. Sur le terrain, on a senti dans les yeux des Brésiliens qu’ils ne s’attendaient pas à cela."

Et de dévoiler une anecdote sur la genèse du premier but belge dans lequel il est impliqué : "Quand je touche le ballon de la tête, je ne sais pas que Fernandinho l’a dévié dans son propre but. Je me dis alors que j’ai marqué un but à la Coupe du Monde contre le Brésil (rires). L’histoire de ce but est intéressante. A l’hôtel, la veille, il y avait du tapage et je n’arrivais pas à dormir. J’ai alors pris un cachet pour dormir mais j’avais oublié de mettre mon réveil. Résultat : le matin, lors du premier meeting, je ne suis pas là. Je me réveille après celui-ci. J’étais complètement out après le voyage. Ce premier meeting est consacré aux phases arrêtées. Je présente mes excuses auprès du groupe et auprès de l’entraîneur. Je demande alors de pouvoir discuter avec Thierry Henry qui s’occupait des phases offensives. A deux, on a complètement changé les plans prévus. Je lui ai dit que le Brésil défendait exactement de la même manière que Manchester City. J’ai d’ailleurs vu l’entraîneur national brésilien avec Pep Guardiola à notre centre d’entraînement à City. Ils ont copié ce qu’on fait à City. Je connais aussi la faiblesse du système. Si tu regardes les images, je fais une course coupée entre les deux lignes et il n’y a personne de la première ligne, celle censée dégager le ballon, qui me voit arriver. Si je ne prends pas le cachet pour m’endormir et si je n’ai pas le tête-à-tête avec Thierry Henry, cette phase n’aurait pas pu se dérouler. C’est un truc de fou."

La Belgique sort le Brésil mais chute face à la France avant de décrocher la 3ème place en battant l’Angleterre dans la finale de consolation. "A la coupe du Monde, on a joué le Brésil, la France et deux fois l’Angleterre. Qui aurait cru il y a quelques années qu’on aurait terminé 3ème en ayant affronté de tels adversaires ? Je suis fier de notre parcours", conclut Vincent Kompany.

Le 1er janvier, à 20h15, une émission spéciale "Epopée russe, je l'ai dit bordel !" sera diffusée en télé, sur la Une, ainsi que sur Auvio et rtbf.be/sport. L'occasion de revivre, à travers les confessions de Diables rouges, l'année endiablée de notre équipe nationale, 3ème de la Coupe du Monde en Russie.

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