Thomas Meunier : "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire"

2018 est une année historique pour les Diables rouges qui ont terminé 3èmes de la Coupe du Monde en Russie. En exclusivité pour la RTBF, Thomas Meunier revient sur les moments forts de ce Mondial en compagnie de Vincent Langendries.

Après des succès contre le Panama (3-0) et la Tunisie (5-2), la Belgique pouvait se contenter d’un partage face à l’Angleterre. Une victoire et c’était un quart de finale presque assuré contre le Brésil. Face aux Anglais, les Diables n’ont pas calculé.

"On avait gagné le droit d’affronter le Brésil. C’est une rencontre de prestige. Je préfère éliminer le Brésil en quarts que la Zambie ou le Zimbabwe sans manquer de respect à qui que ce soit", affirme Thomas Meunier.

Mais avant le Brésil, il y a eu le Japon qui a été bien prêt de gâcher la fête. Menés 2-0, les Diables vont renverser la situation pour s’imposer 3-2 sur le fil. "En équipe nationale, c’est certainement le match le plus fou que j’ai connu. En club, avec le PSG, le match contre le Barça, au niveau folie ce n’était pas mal non plus. A 2-0, on hésite de plus en plus. On s’est dit qu'on n’avait pas fait tout cela pour ça. Sur notre troisième but, j’ai été étonné de voir autant de Japonais dans notre rectangle sur le dernier coup de coin. Ils ont joué le coup jusqu’au bout. Après, il y a la relance de Thibaut, la course et le timing de la passe de Kevin, ma course à droite, Nacer à gauche, Romelu dans l’axe, on a vu que physiquement, on était plus que prêts. La préparation a porté ses fruits. Quand Nacer a mis la balle au fond, c’était magique. Je n’ai jamais senti quelque chose d’aussi intense sur un terrain de football".

Le Brésil en quarts, c’est le match tant attendu par les joueurs et les supporters : "Tous les yeux étaient rivés sur nous. Est-ce que la Belgique va pouvoir sortir le grand Brésil ? A la mi-temps, c’est 2-0. C’est sensationnel. En deuxième mi-temps, on a pris le bouillon mais on a résisté. C’est le genre d’événement qui arrive tous les 20 ou 30 ans. Ce sont des moments à vivre pleinement."

Dans cette rencontre, Thomas Meunier écope d’un carton jaune (suite à une faute sur Neymar, son coéquipier à Paris) qui va le priver du choc face à la France. "C’était ma première faute et j’ai cru que l’arbitre serait sympa avec moi. Cela n’a pas été le cas. Je ne regrette absolument pas, j’ai fait ce qu’il fallait."

C’est de la tribune qu’il a suivi le match perdu face aux Bleus. "On a été éliminé mais il ne faut pas dénigrer notre parcours. On a été exemplaire et on a offert quelque chose de magique."

Dans la finale de consolation, Thomas Meunier a inscrit le premier but des Belges face aux Anglais. Un moment marqué à vie. "Cela est venu récompenser mon tournoi qui n’était pas mauvais du tout. J’étais aux anges et je pourrai dire à mes enfants que j’ai inscrit un but en Coupe du Monde (sourire)."

Et de conclure : "Les gens ont apprécié regarder nos matches et notre jeu risqué. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, cela a été un peu le leitmotiv de l’équipe".

 

Le 1er janvier, à 20h15, une émission spéciale "Epopée russe, je l'ai dit bordel !" sera diffusée en télé, sur la Une, ainsi que sur Auvio et rtbf.be/sport. L'occasion de revivre, à travers les confessions de Diables rouges, l'année endiablée de notre équipe nationale, 3ème de la Coupe du Monde en Russie.

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