Sans Eden Hazard, on fait quoi ?

Sans Eden Hazard, on fait quoi ?
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Sans Eden Hazard, on fait quoi ? - © JASPER JACOBS - BELGA

On le craignait depuis l'annonce de son absence à Stoke, c'est désormais une certitude : Eden Hazard, touché au mollet, est forfait pour la venue de la Grèce et le déplacement en Russie. Pour la première fois de son mandat, Roberto Martinez va être privé de son maître à jouer. A lui de trouver les solutions pour combler le vide laissé par Hazardinho. Et il est grand.

De retour à son meilleur niveau cette saison en club, le capitaine des Diables imprime sa marque sur le jeu de la sélection. Avec son absence, la Belgique perd un formidable accélérateur de jeu, un joueur capable de débloquer un match sur un crochet, un coup d'éclat, une passe lumineuse ou une action individuelle. Elle se voit aussi privée d'un élément qui aimante les défenseurs et crée des espaces pour ses équipiers.

3 absences ... en 38 matches

Depuis 2014, les Diables ont disputé 38 rencontres. Le N.10 de Chelsea a manqué à l'appel ... seulement à trois reprises dont deux amicaux (Australie et Portugal). La dernière fois que les Belges ont dû composer sans Hazard, c'était il y a pratiquement un an au Portugal (29 mars). Dans l'intervalle, le capitaine noir-jaune-rouge a toujours été titulaire. En 14 rencontres, il n'a été remplacé que quatre fois, systématiquement en fin de rencontre (84e contre la Norvège, 81e contre la Hongrie, 87e contre la Bosnie et 73e face à l'Estonie), et il a contribué à 12 buts (5 goals et 7 assists). Autant de chiffres qui démontrent l'importance du Brainois en équipe nationale.

La chance du Ninja ?

Son forfait "est regrettable, car notre ligne d'attaque avec Eden, Dries Mertens et Romelu Lukaku était très forte contre l'Estonie", concède Roberto Martinez avant d'ajouter "c'est un bon test pour nous". Pour l'équipe, comme pour le coach.

Pleurer les absents n'a pas de sens, il faut trouver des solutions. Il n'y a évidemment pas de clone d'Eden Hazard mais le noyau des Diables regorge de qualité et de talent. Au vu des dernières semaines, un nom semble s'imposer, celui de Radja Nainggolan. "Radja Nainggolan est très fort à l'AS Rome, mais nous avons aussi d'autres options", glisse le technicien espagnol.

Comme celle de faire remonter Kevin De Bruyne, véritable couteau-suisse à City, d'un cran pour l'installer en dix. Il faudrait alors recomposer la paire 6-8 mais là aussi les solutions existent avec Witsel, Fellaini, Dendoncker, Tielemans, Dembélé, Nainggolan ou Chadli. Dries Mertens, dans la forme de sa vie à Naples, pourrait aussi évoluer dans ce rôle.

"Il est possible que j'adapte mon système", souligne aussi le sélectionneur fédéral. "Nous devons pouvoir être flexibles". On l'a dit depuis près de trois ans, le sélectionneur (Marc Wilmots à l'époque) a été confronté à ce "problème" trois fois. Les Diables évoluaient justement dans une autre animation tactique et oscillaient entre un 4-3-3 et un 4-2-3-1. Cela peut peut-être inspirer l'ex-coach d'Everton ou nourrir sa réflexion.

Contre l'Australie (victoire 2-0) en septembre 2014, le prédécesseur de Roberto Martinez avait aligné le trio Mirallas-De Bruyne-Mertens dans le dos d'Origi. Pour la venue d'Andorre (victoire 6-0) un mois plus tard, place à un 4-3-3 avec Mertens-Chadli-Origi et De Bruyne en 8. Enfin à Leiria (défaite 2-1), Romelu Lukaku était épaulé par Nacer Chadli et Dries Mertens. Si Martinez choisit cette option tactique. Romelu Lukaku parait incontournable en pointe. Kevin MirallasDivock Origi et Nacer Chadli postulent. Le Toffee, qui a côtoyé l'Espagnol en Angleterre, présente l'avantage d'avoir des automatismes bien huilés avec Big Rom.

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