Romelu Lukaku, l’homme du Scudetto devenu leader pour balayer les critiques

"Ou Lukaku ou personne" : Antonio Conte s’était montré ferme dans ses intentions en août 2019 au moment de désigner l’attaquant nécessaire pour ramener l’Inter vers la victoire du Scudetto. Deux saisons et 61 buts plus tard, les 74 millions déboursés par l’Inter pour le colosse des Diables rouges ont été amplement rentabilisés par les Nerazzurri. Conte avait d’ailleurs été clair : "Je vous garantis qu’il a énormément à donner à cette équipe". Il ne s’était pas trompé.

Buteur, donneur d’assists, point d’appui fondamental pour faire souffler l’équipe : Romelu Lukaku a toujours été là dans les bons comme dans les mauvais moments. En moins de deux ans 'Big Rom' s’est taillé un costume de leader qu’il n’était jamais parvenu à endosser aussi bien lors de ses expériences précédentes.

Après s’être affirmé la saison dernière, Romelu a confirmé comme seuls les grands savent le faire. Vingt-et-un buts en Serie A et 9 assists (10 selon certains statisticiens) : ces statistiques n’expliquent qu’en partie l’apport considérable de l’attaquant Belge à la cause interiste. Pour mener les Nerazzurri vers un Scudetto qui manquait à l’appel depuis 10 ans, Lukaku a eu besoin d’autre chose que son sang-froid devant le but. C’est surtout sa 'grinta', son envie de se sacrifier pour ses équipiers qui auront fait la différence.

"Nous ne sommes pas encore une grande équipe !" Big Rom n’a pas hésité à employer des mots durs devant les caméras et a appelé son équipe à un effort supplémentaire après un match gagné en souffrant face au Torino fin novembre. Sans doute un déclic dans le championnat de l’Inter qui n’aura perdu qu’un seul match depuis lors.

Bien plus qu’un leader silencieux, Lukaku aura aussi su trouver la force dans l’entraide avec ses partenaires. L’entente avec son compère Lautaro Martinez est emblématique. Le duo 'LU-LA' a planté 36 buts cette saison. Vingt-et-un pour le Belge et 15 pour l’Argentin. Deux joueurs intéristes qui marquent plus de 15 buts chacun la même saison, ce n’était plus arrivé depuis 1959. Une éternité. Pas étonnant qu’un tel évènement coïncide avec le Scudetto interiste.


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Enfin la reconnaissance dont il avait besoin

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© Gazzetta dello Sport

"Lukaku marque mais il ne gagne rien" ou encore "Lukaku marque contre les petites équipes mais se troue dans les grands matches". Romelu n’a pas toujours fait l’unanimité – et ne la fera sans doute jamais – mais a fait taire pas mal de détracteurs. S’il doit encore s’affirmer avec le même aplomb en Europe, il est déjà parvenu à mettre l’Italie à ses pieds.

"S’il n’est pas un leader de cet Inter alors il n’existe pas de leader dans le football", écrivait La Gazzetta dello Sport lundi matin au moment de célébrer l’homme du titre derrière le meneur Antonio Conte. "C’est un grand leader, il a toujours été là et personne n’est parvenu à le limiter. Ses progressions balle au pied sont inarrêtables. On ne peut pas lui laisser de l’espace devant lui", s’exalte le quotidien sportif italien qui attribue un excellent bon 9 sur 10 au championnat de 'Big Rom'.

Pour Tuttoport, sa saison doit être couronnée par un 10 sur 10. "Il est devenu un champion au niveau international".

La presse italienne a toujours chéri le 'colosse belge' qui a coloré les Unes des quotidiens sportifs au rythme des succès interistes. Séduits en masse comme les supporters nerazzurri, les journalistes se sont par ailleurs étonnés qu’un garçon aux plus de 300 buts en carrière n’ait remporté que deux titres (FA CUP et Pro League avec Anderlecht). Une "anomalie frappante", une sorte d’injustice qui devait être gommée par ce Scudetto.

Comme il le disait lui-même dimanche, Romelu Lukaku a mené a bien la plus belle saison de sa carrière. Mais avant de satisfaire les envies de "consécration européenne" de l’Inter, 'Big Rom' a une autre mission à remplir avec les Diables rouges. Après dix ans de disette, Lukaku est enfin parvenu à garnir son armoire à trophées. Et s’il y prenait goût ?

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