Premier League : Kevin De Bruyne, le titre de la maturité pour le "Rouquin of the year"

Il n’y avait qu’à voir sa réaction sur les réseaux sociaux pour comprendre l’état d’esprit actuel de Kevin De Bruyne. Tout juste auréolé de son troisième titre de champion d’Angleterre, KDB s’en est allé d’un montage photo assorti d’un flegmatique "Another One" au moment de célébrer sur Instagram.

Un message ("Un de plus"), d'un laconisme typique KDB, qui illustre que ce Kevin De Bruyne là est en mission. Remporter sa 3e Premier League en quatre ans, ne suffit plus à assouvir son inébranlable soif de victoires. Non, à 29 ans, KDB est plus que jamais au sommet de son art, le regard acéré et déjà vissé vers des objectifs encore plus prestigieux.

Manchester City de retour au sommet

Brutalement dégagé l’an dernier par Liverpool d’un piédestal qu’il confisquait égoïstement, Manchester City a machinalement repris son dû cette année. Après un léger retard à l’allumage, symbolisée par une indigente 11e place après neuf journées, l’armada mancunienne s’est remise en marche. Et à partir du moment où elle a retrouvé son trône, un soir de janvier, elle n’e l’a plus jamais lâché.

Et si cette résurrection express porte la griffe de la muraille Ruben Diaz, du précieux Ilkay Gündogan, de la pépite Phil Foden ou du génie Pep Guardiola, tous les observateurs s’accorderont pour dire que le maestro, l’homme qui met en musique cet orchestre d’individualités soir après soir, se nomme Kevin De Bruyne.

La version 2.0 de Kevin de Bruyne

Pour sa 6e saison Outre-Manche, De Bruyne a encore repoussé ses propres limites. Si ses trois premiers titres avaient été ceux de la montée en puissance, de la confirmation et de l’explosion, celui-ci revêt un doux parfum de maturité et de plénitude.

Parce qu’à 29 ans et plébiscité par l’ensemble du microcosme footballistique, Kevin De Bruyne se sait sans doute au-dessus de la mêlée.

Plus besoin de (rares) fioritures dans le jeu, plus besoin de harasser ses coéquipiers pour réclamer le ballon, aujourd’hui il est le patron de l’entrejeu mancunien, point à la ligne. Et il faut avouer qu’intrinsèquement, ça change tout.

Aujourd’hui, cette version 2.0 de Kevin De Bruyne, plus mature et sereine, peut se focaliser sur l’essentiel. Diriger, manœuvrer, conduire, orienter le jeu de son équipe à coups de passes en profondeurs dévastatrices et de coups de reins inattendus. Et si son autorité naturelle était déjà perceptible par le passé, elle est encore plus flagrante depuis quelques mois. 

Aujourd'hui, Kevin De Bruyne fait peur. Souvent pris en tenaille par deux voire trois adversaires, il libère des espaces dans son dos. Ses 11 passes décisives en 24 matches de Premier League ne témoignent d’ailleurs pas assez de l’impact que De Bruyne a sur le puzzle des Skyblues. Première rampe de lancement, jonction immédiate entre la défense et l’attaque, KDB distribue et ouvre le jeu (82% de passes réussies !), distillant souvent l’avant-dernière passe (qui ne se retrouve donc pas dans les statistiques officielles.)

La preuve, selon certains sites spécialisés, KDB aurait "créé" 74 occasions nettes en 24 apparitions en Premier League cette saison, soit 3.44 par match. Un total qui lui permet évidemment de caracoler en tête de Premier League, même si ce total est inférieur à...son propre record de la saison dernière (4.37!).

La Champion's League...et l'Euro en ligne de mire ?

Alors que la simple conquête de la Premier League semble être devenue trop accessible pour l'insatiable ogre De Bruyne, son regard est désormais rivé vers la Champions League, son grand objectif personnel.

Face à un Chelsea intrinsèquement en dessous, KDB a une occasion en or de brandir cette Coupe aux grandes oreilles dont il rêve secrètement. Avant de surfer sur cette vague de sérénité pour amener les Diables sur le toit de l'Europe ? Avec De Bruyne, on n'est finalement jamais au bout de nos surprises. Mais ne comptez pas sur lui pour le crier sur tous les toits...

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