MPH : "On est partis à l'Euro avec l'idée qu'on allait être champions. En tant que Belges, on ne peut jamais dire ça"

Michel Preud'homme est l'invité de 69 minutes sans chichis ce jeudi 25 janvier. En avant-première, La Tribune a diffusé un extrait de son passage sur le plateau de l’émission de La Deux. MPH y parle des Diables Rouges, de la prochain Coupe du Monde et de son avenir.

Le Liégeois donne tout d'abord son sentiment sur les chances de l'équipe de Roberto Martinez en Russie. S'il se veut ambitieux, il souhaite aussi que personne ne s'enflamme.

"Quand on voit les prestations des Diables lors des éliminatoires, il n'y a pas de gros soucis à se faire. Evidemment, le groupe des qualifications n'était pas le groupe le plus difficile et la phase de groupe lors du Mondial n'est pas non plus insurmontable. Je crois que pour la phase de groupe, il n'y aura pas de problème mais maintenant, l'erreur qu'on a faite avant l'Euro 2016 en France, c'est qu'on est partis avec l'idée qu'on allait être champions d'Europe. En tant que Belges, on ne peut jamais dire ça, estime l'ancien gardien des Diables. On doit avoir de l'ambition mais on doit rester les pieds sur terre. Que vont dire les Brésiliens, les Argentins, les Allemands ? Ce ne sont pas n'importe qui. Eux aussi ont des grandes générations. C'est bien de rêver mais il ne faut pas mettre une pression énorme sur cette équipe, sur cet entraîneur comme on l'a fait avec Marc Wilmots pendant l'Euro."

Après la Coupe du Monde, le contrat de l'actuel sélectionneur arrivera à son terme et il se dit en coulisses que le coach espagnol désire retrouver un club en Premier League. Le nom de Preud'homme revient donc inévitablement pour prendre le relais de l'entraîneur catalan.

"L'équipe nationale doit encore jouer une Coupe du Monde et, on ne sait pas... l'entraîneur va peut-être rester. On dit que c'est normal que j'aille en équipe nationale mais il faut d'abord qu'on m'y invite. Mon fils me dit souvent que tout le monde veut que je prenne la tête des Diables. Mais si je le fais, on va attendre... un titre, avance-t-il en souriant. La pression va quand même être énorme."

"Il y a des moments où les choses se présentent et c'est à ce moment là qu'on fait le choix. Donc, je ne sais pas ce qu'il va se passer" conclut Preud'homme qui a d'ailleurs failli s'engager avec les Girondins de Bordeaux ce week-end.

 

Retrouvez l'intégralité de l’émission 69 minutes sans chichis avec Michel Preud'homme sur La Deux et sur RTBF.be/sport le jeudi 25 janvier prochain à 20h30.

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