Mondial 1982: De l'exploit contre l'Argentine à la déception polonaise

A quelques jours du début de la Coupe du Monde, RTBF.be/sport vous propose de revivre une phase finale vécue par nos Diables Rouges. Aujourd'hui: le Mondial 1982. 

Douze ans après le Mondial au Mexique, la Belgique se qualifie à nouveau pour une phase finale de Coupe du Monde. Celle-ci va se dérouler en Espagne. Après un début de rêve avec un succès historique face à l'Argentine de Maradona, les Belges s'effondrent dans un deuxième tour marqué par une soirée cauchemardesque face à la Pologne de Boniek.

Finaliste malheureux de l'Euro 1980 (défaite 2-1 face à l'Allemagne), les Diables Rouges réussissent deux ans plus tard l'exploit de se qualifier pour le Mondial organisé par l'Espagne. Versée dans un groupe qualificatif plus que relevé avec les Pays-Bas, vice-champions du Monde 1978, et la France de ... Michel Platini, la Belgique surprend en terminant première. Les Bleus accompagneront les Diables en Espagne tandis que les Néerlandais resteront à la maison.

Guy Thys est à la tête d'une équipe nationale belge qui ne manque pas de talents avec Jean-Marie Pfaff, Eric Gerets, Walter Meeuws, Franky Vercauteren, Wilfried Van Moer, Ludo Coeck, Jan Ceulemans, Erwin Vandenbergh ou encore Alexandre Czerniatinsky.

Le dimanche 13 juin 1982, ces Diables inscrivent une des plus belles pages de l'histoire du football belge. Notre pays a l'honneur de disputer le match d'ouverture face à l'Argentine, championne du monde en titre.

Dans un Camp Nou rempli, l'Argentine, emmenée par le jeune Diego Armando Maradona, s’emmêle les pinceaux dans la toile tissée par les Belges qui vont non seulement parfaitement museler El Pibe de Oro mais aussi et surtout surprendre la défense argentine. Sur un centre millimétré dont il a le secret, Franky Vercauteren isole Erwin Vandenbergh qui, avec un sang-froid exceptionnel, prend le temps de contrôler le ballon avant de tromper Ubaldo Fillol, le gardien de l'Albiceleste parti à sa rencontre. 1-0, La Belgique créé la sensation !

A l'époque, les quatre défenseurs aligné devant Zan-Marie évoluaient respectivement au Standard (Eric Gerets), à Waregem (Luc Millecamps), à Lokeren (Maurice De Schrijver) et à Beveren (Marc Baecke). Les temps ont bien changé...

Six jours plus tard, paradoxalement, les Belges vont davantage souffrir face à la formation du El Salvador qui va se contenter de défendre. Celle-ci ne veut plus revivre l'humiliation subie face à la Hongrie 10-1!

C'est face à un mur bleu que les Diables vont se retrouver. Seul Ludo Coeck va parvenir à le transpercer d'une frappe des 40 mètres à la 19ème minute. L'essentiel est acquis mais que ce fut douloureux !

Malgré les deux succès obtenus face à l'Argentine et le El Salvador, les Belges ne peuvent pas perdre leur troisième et dernier match face à la Hongrie le 22 juin 1982 à Elche. Oui, mais voilà après 24 minutes, c'est 0-1 par Varga. La situation se dégrade vers l'heure de jeu lorsque, pour une raison qui restera à jamais mystérieuse, Jean-Marie Pfaff réalise un vol plané au-dessus d'Eric Gerets. Ce dernier est victime d'une commotion cérébrale et doit être remplacé par Gérard Plessers. Pas question toutefois de se décourager. La course poursuite est lancée pour des Diables qui vont tout donner à l'image de Jan Ceulemans.

A 14 minutes du terme, le médian du Club de Bruges arpente à toute vitesse le flanc droit. Impossible de l'arrêter. Arrivé dans la surface de réparation, il cède tant bien que mal le cuir à Alexandre Czerniatinsky qui croque complètement sa reprise mais le ballon termine malgré tout son chemin au fond du but. C'est la délivrance ... 1-1, la Belgique est qualifiée pour le deuxième tour en terminant à la première place de son groupe. Les Diables sont sur un nuage. Tout leur sourit mais attention à la chute et celle-ci sera plus que douloureuse.

Au deuxième tour, des groupes de trois équipes sont constitués en fonction des résultats du premier tour. La Belgique a cette fois pour adversaires, la Pologne et l'URSS. Blessés, Jean-Marie Pfaff et Eric Gerets sont forfaits pour affronter les Polonais. Théo Custers, la doublure de Zan-Marie, évolue à l'époque à l'Espanyol de Barcelone et va disputer, ce soir-là, son dernier match avec les Diables. Catastrophique, il doit se retourner à trois reprises sur des essais de Zbigniew Boniek, l'avant polonais qui sera l'une des stars de la Juve avec Michel Platini dans les années 80. La Belgique est battue 3-0.

Fini de rêver, l'aventure mondiale va s'achever par une nouvelle défaite face à l'URSS 1-0, un pays que la Belgique retrouvera 4 ans plus tard mais ça c'est une autre histoire...

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