Lettre à "Titi"

Lettre à "Titi"
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Mon cher Thierry,

Deux années ont passé. Deux belles années !

Je me souviens très bien de l’annonce faite en son temps. Un jour d’août 2016 … ça avait fait "Boum" dans le ciel des Diables.

Thierry Henry le meilleur buteur de l’histoire des Bleus, l’attaquant vedette et adulé d’Arsenal, la star internationale,… venait se mettre au service de nos petits Diables. Pour les faire grandir, leur apporter son know-how. Joli coup de la fédé.

Je me suis dit : tu dois sacrément les aimer nos Diables. Partagé entre ton rôle de consultant en Angleterre (attention exclusivité) et tes allées et venues au centre de Tubize (presque du bénévolat). Je me suis dit mais finalement quelle chance de t’avoir près d’eux mais aussi près de nous les médias.

Bon pour les joueurs, ces deux années auront été une formidable plus-value, ils me l’ont tous dit. Ils ont créé des liens forts avec toi, peut-être même des liens d’amitié, de confidence que seul le rôle d’un T3 peut entretenir.

Par contre, moi qui me réjouissais de pouvoir échanger quelques mots avec toi au bord du terrain, en avant-match ou avant l’entraînement, tranquille … no way !

Car tu es resté d’une méfiance absolue avec tout ce qui ne portait pas un training noir-jaune-rouge. Une mise à l’écart un peu maladive presque. A tes yeux, comme mes collègues, je me sentais presque un pestiféré. Comme quelqu’un qu’on n’approche pas, à qui on ne parle pas, à qui on refuse un bonjour. Le Thierry Henry belge, c’était ça … formidable au sein du groupe, chaleureux et rieur, blagueur. Distant, muet et glacial avec la presse. Excepté lors de cette unique interview accordée à la RTBF/VRT dans un studio de Londres en 2017.

Sur le balcon de l’hôtel de ville de Bruxelles, j’aurai tenté une dernière fois de faire fondre la glace par une bouillante après midi d’été. Lors de ce bain de foule inoubliable où là aussi tu es resté en retrait. Tu méritais aussi les "mercis" du peuple belge. Tu y as joué les discrètes. Quand je t’ai demandé non pas une interview, mais de dire quelques mots à ce formidable public belge venu t’acclamer toi aussi. Toi, le Français désormais lié à jamais à nos couleurs, tu m’as juste soufflé avec ce petit sourire narquois, "je ne suis que T3" … et tu as reculé. Dernier rendez-vous manqué !

Et bien te voilà T1 maintenant. Et je m’en réjouis, car j’ai vu ton implication auprès d’un groupe, tes attentions pour les joueurs, ton souci du détail, ton travail avec Romelu et Michy, tes petits mots à l’oreille des plus jeunes. J’ai vu tout ça et je sais que tu feras un bon coach de foot et un bon coach de vie.

A
lors si je peux passer te voir lors de ta venue à Bruges fin octobre avec ton nouveau Monaco, je sais que tu descendras du rocher pour saluer tes amis Belges, bien plus nombreux que tu ne l’imagines. 

Tu seras là en costume de T1 et donc, nous pourrons enfin causer.

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