Les Diables grands favoris de l'Euro ? Une étude (belge) l'a calculé...

L'Euro approche, les feuilles de pronostics se remplissent et les favoris se dévoilent. Cette semaine, la KU Leuven a publié une étude concernant les chances des grandes nations d'emporter le tournoi estival. La simulation "tient compte, entre autre, des résultats obtenus par chaque pays lors des matchs précédents, de la force des adversaires dans ces matchs et du nombre de buts marqués et encaissés", avancent les chercheurs, dont les résultats de l'étude sont à retrouver iciLes logiciels de la KUL ont croisé tous les matches depuis la 2e guerre mondiale entre les 32 qualifiés pour l’Euro. Cela donne 20.000 simulations, avec une pondération favorable aux duels les plus récents, pour mieux refléter la valeur des équipes actuelles. Par exemple la Belgique n°1 mondiale FIFA depuis 3 ans pèse plus que les Diables 65e d’il y a 15 ans. "C'est en grande partie pour le plaisir que nous avons réalisé cette étude, même si on prend en compte le classement mondial de chaque équipe", relativise cependant Pieter Robberechts, informaticien de la KUL.

Des Diables qui écrasent leur groupe

La simulation, réalisée par ordinateur, donne 94% de chance aux Diables Rouges de s'extraire de leur groupe. Face à des adversaires comme la Finlande, la Russie et le Danemark, l'étude octroie 59% de chance aux Diables de terminer à la première place du groupe. La rencontre la plus compliquée du groupe serait celle face au Danemark, où la formule n'octroie que 47% de chance aux Diables de l'emporter. Compte de la méthode de calcul, l'étude prédit 29% de chance que la Belgique remporte le tournoi, probabilité la plus élevée parmi les nations qualifiées. La France et l'Espagne ont chacune 14% de chance. Suivent l'Italie, le Portugal, le Danemark et l'Angleterre.

L'étude reconnaît les limites de son modèle : "En dehors des grands tournois, les pays au top ne jouent que rarement entres eux et les résultats contre des pays classés plus bas ne forment pas toujours un bon baromètre. A cause de cela, notre modèle pourrait surestimer les chances de victoire de la Belgique. Contre des pays tels que le Bélarus, la Chypre ou encore le Kazakhstan la défense belge n’a pas réellement été mise à l’épreuve. Reste à voir si l’expérience de Vertonghen, Alderweireld et Vermaelen pourra compenser leur manque de vitesse quand ils devront faire face à des attaquants de pointe tels que Lewandowski, Mbappé et Ronaldo." De quoi relativiser un petit peu les résultats.

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