Kompany: "Parfois, je dois me mentir à moi-même"

Vincent Kompany est de retour. Le défenseur de Manchester City n'a plus joué avec les Diables depuis ... le 31 août 2017. C'était lors de la facile victoire des Belges à Sclessin face à Gibraltar (9-0). 

Vince The Prince, qui fêtera ses 32 ans le 10 avril prochain, est le véritable leader de l'équipe nationale, un joueur indispensable dans une défense où les solutions de rechange sont, il est vrai, plus que réduites. Tous les fans des Diables espèrent, qu'après avoir loupé l'Euro 2016 en raison d'une blessure, il sera bien de la partie en Russie. 

Les tracas physiques se sont accumulés ces dernières années mais Vincent Kompany a toujours fait face. "Je dois rester l’inverse de lucide, c’est-à-dire que je dois y croire, parfois me mentir à moi-même, parfois être beaucoup plus positif que toutes les personnes autour de moi.  Cela me permet d’atteindre des choses qui sont parfois difficiles pour d’autres personnes.  C’est ma force. Je me suis donné à fond aujourd’hui à l’entraînement et je me donnerai à fond dans tous les matches qui viennent aussi. Tout va bien et cela ira bien dans le futur", a-t-il confié au micro de la RTBF. 

Kompany a l'avantage d'être tout de suite au top niveau dès qu'il reprend la compétition. "Et je reviens même plus fort, insiste-t-il. Encore une fois, c’est une question de volonté et de mentalité. Je peux me remettre de n’importe quel coup dur. J’ai bien entamé la saison et puis j’ai eu quelques blessures. Mais je me suis dit que cette saison pouvait offrir encore tellement de belles choses qu’il fallait y croire. J’ai pu marquer en finale de la League Cup et être élu homme du match grâce au fait que j’y ai cru."

"Il faut pouvoir se passer de n'importe quel joueur"

Il a appris à rester serein en toutes circonstances et il a révélé sa méthode lorsqu'il est touché par la poisse : "Quand un coup dur survient, je vais à la maison, je vois ma femme, mes enfants, je prends un verre de vin (je peux me le permettre à ce moment-là) ou une petite bière et puis le lendemain matin, je me dis qu’il y a tellement de belles choses à réaliser et tout est à nouveau positif"

Vincent Kompany sait qu'il devra être à 100% pour se rendre en Russie avec les Diables rouges. Il ne se tracasse pas à ce sujet.

"Il faut pouvoir se passer de n’importe quel joueur. On ne peut pas se permettre de dépendre d’une seule personnalité. Que ce soit moi-même, Eden Hazard ou  Kevin De Bruyne. S’il y a un souci avec un joueur, avec la qualité qu’il y a dans le noyau, on doit pouvoir le remplacer sans problème", souligne-t-il.

Deux têtes dures, cela donne quelqu'un comme moi...

Comptez sur lui pour qu'il fasse le maximum pour ne décevoir personne. A bientôt 32 ans, il reste jeune dans la tête et à l'instar d'un Roger Federer, la motivation et l'envie de toujours gagner restent intactes. "Il est plus talentueux que moi. Je viens d’une région de têtus de toute façon. Je suis Ardennais par ma maman et je viens d’une région un peu similaire au Congo par mon papa. Deux têtes durs comme cela, cela donne quelqu’un comme moi (sourire)."

Cela fait de Kompany, l'un voire le leader chez les Diables rouges. Il semble toutefois bien isolé. "Moi, la mentalité de vainqueur, je l’ai à l’extrême. Je ne sais pas si ce serait bon pour le groupe que tout le monde l’ait. J’essaye de transmettre cette mentalité. J’essaye de le faire aussi quand je ne suis pas disponible. J’ai essayé d’être là via des messages téléphoniques, non pas pour donner des conseils mais pour être présent en tant qu’ami.  J’essaye de jouer mon rôle quelle que soit ma situation physique", révèle-t-il.

En Russie, les Belges devront, pour lui, être ambitieux. Les Diables ont mûri depuis 2014 et le Mondial au Brésil. "Regardez juste l’évolution des joueurs dans leur équipe. Le groupe n’était pas  à maturité au Brésil. Théoriquement, le quart de finale contre l’Argentine était un bon résultat. Si on suit la logique et qu’on est devenu meilleur, il faut pouvoir viser plus haut. Je suis plus confiant et cette équipe peut aller au bout. Le tableau est difficile mais je préfère me mesurer tout de suite contre les équipes les plus fortes. Si on est plus fort, on passe et si ce n’est pas le cas, on rentre à la maison", déclare-t-il.

A la question de savoir si la Coupe du Monde en Russie sera son dernier grand tournoi avec les Diables, il se montre prudent : "Honnêtement, à  partir du moment où ce sera clair dans ma tête, je communiquerai ma décision. Je ne veux pas en faire une saga. Aujourd’hui, ce n’est pas encore clair. Mais c’est certain que c’est une option réaliste. Mais, no stress, calme".

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