JO 1920: Fernand Nisot, pépite du Léo et plus jeune Diable rouge de l'histoire

JO 1920: Fernand Nisot, pépite du Léo, plus jeune Diable rouge de l'histoire
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JO 1920: Fernand Nisot, pépite du Léo, plus jeune Diable rouge de l'histoire - © Tous droits réservés

Ils sont une poignée à avoir décroché l'or il y a 100 ans lors du tournoi olympique de football. RTBF.be/sport vous propose de découvrir le profil de certains d'entre eux, ces footballeur titrés à domicile lors des JO de 1920. Aujourd'hui, place au plus jeune Diable de l'histoire: Fernand Nisot.

Fernand Nisot naît le 11 avril 1895 à Bruxelles dans une famille dont il est le 5e des 7 enfants. Prématuré aux chances de survie limitées, il montre d'emblée son caractère de battant. Sportif dans son enfance, il rejoint très tôt le matricule 5, le Léopold club de Bruxelles, pour jouer au football mais aussi au tennis.

Il est repris de manière régulière en équipe première de football dès ses 14 ans, au poste d'attaquant, et montre des qualités hors normes pour son âge. "Fernand Nisot: 16 ans, très vigoureux malgré son jeune âge; joue depuis deux ans en première division. Combine et shoote bien" écrit à son sujet L'Auto-vélo dans son édition du 23 décembre 1910 avant une confrontation amicale entre le Léopold club et l'Etoile des Deux lacs, un club français.


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Sa renommée grandit vite. Si bien que William Maxwell, le nouveau sélectionneur de l'équipe nationale belge, fait appel à lui dès 1911 pour disputer un match amical contre l'équipe de France. Il est la principale attraction pour les journalistes français. Il est le seul dont le nom est cité en avant-match. "Un jeune joueur, Nisot, dont on dit le plus grand bien, fera ses débuts comme international" écrit le journal L'Auto-vélo le 24 avril 1911. Le 30 du mois, devant les 3000 spectateurs du stade de l'Union Saint-Gilloise, il devient à 16 ans et 19 jours le plus jeune footballeur à évoluer sous la vareuse nationale, lors de la victoire 7-1 face aux Français. Un record qu'il détient toujours actuellement, 109 ans après. Autre record à son palmarès: il devient le plus jeune buteur des Diables rouges en égalisant face aux Pays-Bas (défaite finale 1-2) le 10 mars 1912. Il a 16 ans, 10 mois et 28 jours.

C'est au Léopold Club qu'il rencontre sa femme, Isa Lafontaine, en jouant au tennis. Ingénieur diplômé de l’école militaire de Bruxelles, sa carrière est stoppée par la première guerre mondiale. Durant celle-ci, il est le seul survivant d'une attaque où il reste enfoui sous la terre des tranchées pendant 24 heures. Touché au crâne, la Reine Elisabeth le remarque lors d'une de ses visites à l’hôpital de La Panne. Elle le fait transférer à l'hôpital Neumann de Calais explique Daisy Rémont, la petite-fille de Fernand Nisot, en 2018 dans un article sur Bruzz.be.

Après la guerre, l'attaquant revient dans son club. En 1920 , il joue toujours au Léo (il ne jouera que pour un seul club dans sa carrière), qui est à l'époque en Promotion (D2). Cela ne l’empêche pas d'être sélectionné en équipe de Belgique pour les Jeux Olympiques. Il dispute uniquement le 1/4 de finale de la compétition (victoire 3-1 face à l'Espagne), dont il est capitaine pour l'équipe belge. Ce sera aussi sa dernière pour les Diables rouges. Il ne participe donc pas à la 1/2 finale et à la finale victorieuse. Il vend un peu après les Jeux Olympiques sa médaille d'or ajoute Daisy Rémont.

Avec la Belgique, Fernand Nisot dispute 14 matches et inscrit 10 buts.

Il déménage en 1926 au Congo où il travaille comme ingénieur pour l'Union Minière. Il est responsable de l'entretien et de l'inspection des machines de la brasserie Katanga et des cimenteries du Congo. Il décédera à Putte le 30 juillet 1973.

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