Jean-François De Sart : "Je ne me rendais pas compte que je travaillais avec une génération dorée "

L’Euro U21 débute dès ce dimanche en Italie pour les Diablotins avec un rendez-vous contre la Pologne. Une première participation au tournoi depuis 2007 et les fameuses demi-finales atteintes par l’équipe entraînée à l’époque par Jean-François De Sart.

"C’était une expérience exceptionnelle de se qualifier pour l’Euro, atteindre les demi-finales et se qualifier pour les Jeux Olympiques. Après, il y a eu la demi-finale aux JO justement. Evidemment pour toutes les personnes qui ont participé à cette aventure, cela reste un moment fort de leurs carrières" explique Jean-François De Sart.

Au sein de cette équipe des Diablotins, on retrouvait notamment Jan Vertonghen ou Thomas Vermaelen, qui ont plus tard fait partie du renouveau chez les Diables : "C’était le début de l’aventure. En 2007, l’équipe nationale A n’était pas très flamboyante et les U21 représentaient la lueur d’espoir dans le football belge. Le fait de se qualifier pour les JO a fait prendre conscience à cette génération-là qu’ils pouvaient être compétitifs au niveau international. On voit aujourd’hui où ils sont. Je ne me rendais pas compte que je travaillais avec une génération dorée. Maintenant avec le recul, on voit les parcours formidables des Vermaelen, Vertonghen ou Lombaerts depuis 12 ans. A l’époque, on ne s’imaginait pas qu’un joueur belge puisse jouer dix ans en Premier League. Aujourd’hui, beaucoup ont ce statut de joueurs clés dans des équipes du top du championnat anglais. En 2007, la qualité était là mais on ne s’imaginait pas que ces joueurs pourraient avoir une carrière pareille”.

Les U21 actuels rêvent de faire au moins aussi bien que leurs aînés de 2007 lors de cet Euro en Italie. Si le défi est grand, Jean-François De Sart préfère éviter les comparaisons : "Il est difficile de comparer parce que l’on connaît aujourd’hui le parcours des joueurs de la génération 2007 et pas le futur de l’actuelle. Je dirais qu’il y a plus de talent offensif maintenant et plus de talent défensif en 2007. Même s’il y avait des qualités offensives avec un Kevin Mirallas ou Tom De Mul, on est plutôt bien armés aussi maintenant. Cependant, cela reste toujours relatif comme comparaison. La génération actuelle n’est pas encore au sommet de ses performances”.

Les espoirs pourront en tout cas se montrer ambitieux durant la compétition  : "Sur un Euro, tout est possible. Il y a trois matchs en une semaine. Il faudra être efficace, l’état d’esprit sera important. L’Italie et l’Espagne sont des grands noms mais grand nom ne veut pas dire grande équipe. Il y a des générations meilleures que d’autres. L’Italie jouera à domicile, ils auront donc l'appui du public. Les U21 belges ont prouvé qu’ils étaient forts mentalement et capables de faire des résultats dans des situations difficiles. Il faut croire en sa propre étoile et avoir de l’ambition” explique Jean-François De Sart, qui sera le premier supporter de son fils Alexis et de tous les Diablotins lors de cet Euro italien.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK