Euro 2020 : Les Diables rouges résistent à la furia danoise et se qualifient dans la douleur à Copenhague (vidéos)

Les Diables ont souffert, les Belges ont tremblé, mais ils ont gagné face au Danemark à Copenhague (1-2). La Belgique a enregistré son deuxième succès dans cet Euro 2020 et se qualifie pour les 1/8es de finale. Portés par le Parken Stadion, les Danois ont ouvert le score dès la 3e minute via Poulsen. Il a fallu attendre la deuxième période et la montée de Kevin De Bruyne pour voir des Diables rouges reprendre des couleurs. Thorgan Hazard et KDB ont griffé la victoire belge de leurs empreintes.


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La ferveur danoise déboule des travées du Parken dès l’hymne national. Elle est porte les Vikings dans un début de match tonitruant. Jason Denayer, aligné à la place de Dedrick Boyata, loupe sa relance. Pierre-Emile Højbjerg jaillit et isole Yussuf Poulsen qui glace les Diables d’un tir croisé précis. Le stade exulte (2e, 1-0). Depuis sa chambre du Rigshopitalet tout proche, Christian Erisken peut savourer.

Le navire belge tangue dans la tempête de Copenhague

A part un tir de Youri Tielemans (3e), les Belges sont submergés par les vagues rouges. Courtois se jette dans les pieds de Joakim Maehle (5e), il capte ensuite une tête de Daniel Wass, complètement oublié (5e). La défense, rassurante contre la Russie, prend l’eau. Seule la minute d’hommage à Eriksen offre un peu de répit. De courte durée. Après une demi-heure, le compteur danois affiche déjà 7 tentatives en direction du but de Courtois. Il faut colmater les fuites. Et vite. Mikkel Damsgaard, qui remplace numériquement Eriksen, marche sur l’eau. L’ailier de 20 ans est déchaîné et sème la panique dans notre défense belge (13e, 34e).

Le navire tangue, l’intensité est danoise, les duels perdus. Les Belges sans réponse. Au milieu de la tempête, Romelu Lukaku s’érige en phare. En deux actions en fin de mi-temps, Big Rom rappelle qu’il peut faire basculer le match sur un coup d’éclat (42e). La lueur d’espoir est ténue, mais elle existe. On se raccroche à ce que l’on peut.

De Bruyne, Hazard, Witsel, trois as sortis du banc, ramènent un peu de maîtrise

Les Diables ont besoin de maîtrise. Martinez fait appel au maestro Kevin De Bruyne. Une montée au jeu qui ne suffit pas à changer le scénario du match. Thomas Delaney décoche la première frappe de la deuxième mi-temps (49e). Mais les Diables refont surface petit à petit. Une passe osée de De Bruyne qui arrive avec un peu de chance dans les pieds de Lukaku ouvre une brèche. L’attaquant de l’Inter, décalé sur la droite, trace en droite ligne vers le rectangle adverse, sert KDB qui calmement trouve Thorgan Hazard. Lancé plein l’axe, le joueur de Dortmund ajuste Kasper Schmeichel (55e, 1-1). De quoi soulager les Diables.

Malgré le score Martinez ne déroge pas à sa ligne de conduite et donne du temps de jeu aux cadres qui en ont besoin. Axel Witsel et Eden Hazard apportent leur expérience et leur capacité à tenir le ballon pour la dernière demi-heure. Les Danois ont beaucoup donné, mais le réservoir est loin d’être vite. Maelhe continue de faire mal. Courtois capte l’envoi de l’ancien de Genk (69e).

Du stress jusqu'au bout

La balance penche définitivement en faveur des Diables… à nouveau à l’initiative de Lukaku. Romelu monopolise la défense danoise, en fait le tour et amorce une action limpide. Tielemans et les frères Hazard font virevolter le ballon jusqu’à De Bruyne. La justesse technique du joueur de City fait le reste. Sa frappe du gauche ne laisse aucune chance à Schmeichel (1-2, 70e).

Les Diables n’ont pas fini de trembler pour autant. Ils ont aussi la chance de pouvoir compter sur un énorme Thibaut Courtois, impeccable devant Martin Braithwaite (72e). Toby Alderweireld intervient avec autorité devant l’attaquant du Barça (74e). Le Danois touche encore le haut de la transversale (87e). Le stress perdure jusqu’au coup de sifflet final de Bjorn Kuipers. Mais le score ne bouge plus.

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