Et si c'était le Mondial de … Dedryck Boyata !

Et si c’était le Mondial de … Dedryck Boyata !
Et si c’était le Mondial de … Dedryck Boyata ! - © BRUNO FAHY - BELGA

L’annonce est tombée de manière assez brutale sur les réseaux sociaux officiels de notre équipe nationale (Belgian Red Devils) : Laurent Ciman quitte le groupe et rentre donc en Belgique.

Cela signifierait que les nouvelles sont plutôt bonnes et rassurantes concernant l’évolution de la rééducation de Vincent Kompany et de Thomas Vermaelen.

Cela dit, il est peu probable que l’un des deux joueurs cités commence la rencontre de ce lundi face au Panama.

Résultat, comme ce fut le cas contre le Costa Rica, répétition idéale avant d’affronter les Panaméens, c’est Dedryck Boyata qui devrait être aligné dans la défense à 3 aux côtés des Spurs, Toby Alderweireld et Jan Vertonghen.

Face aux Costariciens, Boyata a assuré sobrement sans faire de fioritures. Il se connaît bien et est conscient de ses qualités et de ses défauts. Il n'a pas l'aura d'un Vince The Prince, d'un Kevin De Bruyne ou le talent technique d'un Eden Hazard mais il sait ce qu'il vaut, ce qu’il peut faire et ne pas faire.

Cela s’est ressenti clairement lors d’une interview décalée qui sera prochainement diffusée en télé et sur RTBF.be/sport. Nous lui avions ainsi demandé notamment de nous montrer son geste technique préféré et de nous faire une petite démonstration. Après un petit moment de réflexion, il a saisi le ballon et a effectué quelques jonglages des deux pieds avant de ranger le cuir en déclarant avec le sourire : "Pas besoin de plus pour un défenseur".

Boyata n’est pas du genre à parader. Garçon plutôt discret et intelligent, il a vécu un parcours plutôt étonnant. Formé au FC Brussels, Dedryck Boyata a quitté la Belgique à l’âge de 16 ans pour rejoindre l’Angleterre et Manchester City où il a eu l’occasion de côtoyer Vincent Kompany. Chez les Cityzens, le défenseur belge n’a toutefois jamais eu réellement sa chance.

Après des prêts plutôt infructueux à Bolton et à Twente, il signe au Celtic Glasgow. Un choix qu’il n’a jamais regretté… bien au contraire. C’est grâce à ce transfert en Ecosse où il est devenu un titulaire indiscutable qu’il a séduit tout d’abord Marc Wilmots et puis Roberto Martinez.

En 2016, il faisait partie de la liste des 23 Diables rouges pour l’Euro mais, peu avant de rejoindre la France, il s’est blessé et a été remplacé par Christian Kabasele. Un coup dur dont certains ne se seraient tout bonnement pas relevés. Vous imaginez donc assez aisément ce qui a traversé son esprit lorsque le coach fédéral actuel a cité son nom parmi les joueurs retenus pour le voyage en Russie.

"C’est une victoire personnelle. Cela fait quelques années que j’ai connu des hauts et des bas. J’ai vécu beaucoup de blessures et des déceptions comme d’avoir manqué l’Euro 2016. C’est un nouveau chapitre qui commence. Cela a été un moment difficile émotionnellement et physiquement mais je n’ai rien lâché", a-t-il récemment confié à notre micro.

"Ne rien lâcher", la phrase est lancée et elle a une signification bien particulière. C’est cette mentalité-là qui doit nous permettre d’avancer et de surmonter les montagnes. En Russie, il nous faudra évidemment des joueurs qui ne vont rien lâcher et qui donneront tout ce qu’ils ont pour aller le plus loin possible.

A 27 ans (alors que physiquement il en paraît à peine 20 !), Dedryck Boyata est arrivé à un tournant de sa carrière. Et si le Jour J et l’Heure H étaient arrivés pour lui ? En 2014, au Brésil, personne n’attendait Daniel Van Buyten mais il a finalement disputé toutes les rencontres et a même été un, voire le meilleur Diable rouge durant tout le tournoi. La seule différence ici est que la carrière de l’un pourrait prendre un nouvel envol alors que celle du second avait atterri paisiblement à l’issue du Mondial brésilien.

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