Divock Origi, victime de racisme à 12 ans, se confie dans un témoignage poignant

Divock Origi, victime de racisme lorsqu'il jouait en équipes d'âge à Genk, s'est confié sur une histoire qui l'a marqué à vie.
Divock Origi, victime de racisme lorsqu'il jouait en équipes d'âge à Genk, s'est confié sur une histoire qui l'a marqué à vie. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le Diable Rouge est revenu sur un des moments les plus traumatisants de sa jeunesse, dans une interview donnée au site Bleacher Sport. C’est lors d’un match avec Genk qu’il a, pour la première fois, été victime de racisme. Il n’avait que 12 ans, mais cet événement est toujours bien présent dans sa tête, 13 ans après les faits.

"Il disait que je devais avoir plus que 12 ans à cause de ma couleur de peau"

En 2007, Divock Origi, évoluait en équipe de jeunes avec Genk. C’est lors d’un déplacement des limbourgeois à Zulte-Waregem que l’incident a eu lieu. " Un père de l’équipe adverse m’a harcelé sur ma couleur de peau ".

Genk menait avec 4 buts d’avance, ce qui a agacé le père d’un joueur de Zulte. " Il y avait plein de parents debout sur le bord du terrain. Lui était âgé, blanc, cheveux gris, je me rappelle de lui. Il a commencé à me crier dessus, m’insulter. Je l’ai regardé et ça l’a rendu encore plus agressif. Il disait que je devais avoir plus que 12 ans à cause de ma couleur de peau et parce que j’étais grand. Et tout cela alors que je n’avais rien dit de mal".

Le jeune joueur de Genk a essayé de prendre sur lui avant de craquer. " J’ai essayé de continuer, mais je n’ai pas pu et j’ai fondu en larmes. C’était la première fois que je le faisais devant tout le monde".

"Mon père aurait voulu être à ce match pour me protéger"

Divock Origi a repensé, à cet événement inacceptable, pendant toute la route du retour. A 12 ans il ne comprenait pas pourquoi des gens réagissaient comme ça, de manière si méchante, en stigmatisant sa couleur de peau. En rentrant à la maison, c’est chez son papa, footballeur professionnel, qu’il a trouvé du réconfort. "En rentrant à la maison j’ai demandé à mon père pourquoi quelqu’un ferait une chose pareille. Il m’a dit qu’il aurait aimé être à ce match pour pouvoir me protéger. Il m’a dit que je devais assumer ma couleur de peau, et qu’il y a des gens qui n’acceptent pas les autres couleurs de peau. A 12 ans, je n’avais jamais pensé à cela. Ça a été un moment difficile pour moi".

 

"Aujourd’hui ça fait encore mal de raconter cette histoire"

Le Diable Rouge a été profondément marqué par cet événement, mais via son témoignage, il veut aussi faire passer un message d’espoir. "Même maintenant, cela me fait encore mal de raconter cette histoire. Mais ça m’a aidé à faire face à ce genre de situations. Mon message au petit Divock qui a 12 ans ? Continue à rayonner, à travailler avec passion et continue de te développer toi-même. Sois la personne que tu veux devenir. Et surtout, sois courageux".

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK