Diables Rouges, Thomas Meunier : "Le talent est là, on doit par contre rester dans le tournoi de manière psychologique"

Réserviste en début d'Euro 2020, Thomas Meunier se retrouve catapulté vers un rôle beaucoup plus important pour la suite du tournoi. Les Diables Rouges disputeront leur huitième de finale dimanche soir à Séville.

"J'ai échangé un message avec la compagne de Timothy Castagne après son opération. Ca a été long, mais ça s'est très bien passé d'après ce que j'ai compris. On a eu des nouvelles via le staff médical ici aussi. En bon Luxembourgeois qu'il est, il va vite revenir sur le terrain. Il en a pour dix semaines je pense. Plus de peur que de mal, mais c'est sûr que comme première expérience dans un grand tournoi, tout le monde aurait espéré mieux pour lui. La concurrence est présente sur le flanc droit, mais aux autres postes aussi. Timothy est un joueur qui fait augmenter le niveau d'une équipe car il se donne toujours à 100%. Leandro Trossard ? Ce n'était pas évident, mais il a été très méritant face à la Finlande. Il a joué les remplaçants d'urgence et il a bien fait son travail. Il était toujours en position défensivement. Pour une première à cette place, j'étais agréablement surpris. C'est là qu'on voit l'investissement des joueurs. Même défenseur central, il aurait fait le boulot", a indiqué le Diable Rouge à notre micro.

"Je suis rentré à froid contre la Russie, mais ça m'a aidé je pense. Etre plongé dans le bain sans se poser de questions. C'était un moment assez spécial. Tu passes de réserviste à super-sub, puis à titulaire et cadre en trois jours. Et à buteur (ndlr : son huitième but chez les Diables, une huitième fois dans un match officiel). C'était un peu miraculeux ce qui s'est passé pour moi. Ce sont les aléas du foot. Quand les joueurs de foot savent ce qu'ils font avec le ballon, c'est comme un artiste avec son pinceau... Une fois qu'il débute, il ne s'arrête plus. C'est répété, mais aussi instinctif. On marque donc parfois des chefs d'oeuvre avec cette équipe. Quand on regarde les buts mémorables des Diables, ce sont souvent les mêmes joueurs qui sont impliqués. Contre la Finlande, j'ai obtenu ma 50e apparition avec l'équipe. C'est un cap, mais ce chiffre ne me fait rien. Représenter la Belgique a toujours été une obsession pour moi, c'est la cerise sur le gâteau", a poursuivi le droitier.

Avant d'ajouter : "J'ai joué quatre matches en 2021, ça fait un peu bizarre de me retrouver dans la peau d'un titulaire donc. Je me sens frais physiquement et psychologiquement. Il ne reste que quatre matches pour aller au bout, il y a une excitation positive. Le talent est là, on doit par contre rester dans le tournoi de manière psychologique. C'est dans la tête qu'il faut réguler toute cette excitation. Qui je veux affronter en 1/8 de finale ? Peu importe, je m'en fous. On regarde notre tableau, on analyse les choses, mais les autres équipes ont aussi une certaine crainte d'affronter la Belgique. Il ne faut pas réfléchir à qui on va affronter, il faut simplement répondre présent quand on est sur le terrain. Gagner l'Euro, c'est encore plus valorisant que de gagner la Coupe du monde au vu des équipes et du niveau affiché. Gagner l'Euro, c'est comme être champion du monde. Les meilleures équipes sont européennes, les plus grands joueurs hormis le Brésil, tout se situe en Europe."

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