Diables Rouges : Roberto Martinez ou l’art de gérer un groupe à la perfection

Ce lundi soir, lors de la victoire des Diables Rouges face à la Finlande (0-2), le sélectionneur fédéral Roberto Martinez a tenu parole. Au terme des trois matches de groupe, tous les joueurs de champs ont eu droit à du temps de jeu. Entre le retour de blessures des cadres et la gestion des egos : Roberto Martinez est sur un sans-faute depuis le début de l’Euro.

Dernière minute de la rencontre entre la Finlande et la Belgique. Hans Vanaken, en tribune pour les deux premiers matchs de cet Euro, remplace Kevin De Bruyne le temps d’un instant. Après les titularisations de Jérémy Doku, Leandro Trossard et Nacer Chadli, et les entrées au jeu de Michy Batshuayi et Christian Benteke, le Brugeois était le dernier joueur de champs à ne pas avoir eu la chance de fouler les pelouses depuis le début du tournoi.

"Tous les joueurs ont gagné le droit d’avoir des minutes dans ce tournoi. Ça dépendra de leur situation physique mais j’aimerais voir tout le monde sur la pelouse à un moment dans le tournoi", avait déclaré Martinez à la veille de la rencontre, des idées plein la tête. Si Roberto Mancini a fait plaisir à Salvatore Sirigu en le faisant monter à la place de Gianluigi Donnarumma à la 89e minute du match entre l’Italie et le pays de Galles, Martinez n’a lui pas offert du temps de jeu à ses gardiens réservistes Matz Sels et Simon Mignolet. Néanmoins, comme à son habitude, le sélectionneur n’a pas laissé le temps aux joueurs de se poser des questions : "Il faut se rendre compte du travail que Sels et Mignolet fournissent", a souligné Martinez.

Car oui, le coach espagnol a toujours le mot qu’il faut pour apaiser les tensions ou pour rassurer ses hommes. Depuis le début de l’Euro, le sélectionneur s’efforce d’impliquer tous ses joueurs afin de soigner la cohésion de groupe qui sera déterminante pour aller au bout de la compétition.

La gestion des revenants

Face à la Russie, Martinez a débuté la rencontre sans trois de ses cadres. Axel Witsel, blessé au tendon d’achille en janvier dernier, est resté à Tubize avec Kevin De Bruyne, récemment opéré du visage, afin de se préparer au mieux pour le deuxième match de groupe face au Danemark, alors qu’Eden Hazard n’est entré qu’à 20 minutes du terme pour retrouver doucement du rythme. Portés par un Romelu Lukaku des grands soirs, les Diables s’imposent sans forcer (3-0) mais surtout sans Witsel et De Bruyne. De quoi donner le sourire à Martinez.

Empêtré dans le piège danois lors du deuxième match, le sélectionneur n’a pas d’autre choix que de faire monter les trois revenants. Pari gagnant une fois de plus, KDB donnant la victoire aux Diables (1-2).

Première victime du retour de Kevin De Bruyne : Dries Mertens, sorti à la mi-temps pour sa 100e en Diable. Sans paniquer, Martinez s’est empressé d’expliquer ce choix et n’a pas manqué de jeter des fleurs au Napolitain : "Son changement était purement nécessaire pour des raisons tactiques, manque de pot c’est tombé sur lui mais il n’avait aucune raison d’être déçu. Pour moi, il est l’un des joueurs les plus intelligents avec lesquels j’ai travaillé. C’est un footballeur incroyable, c’est une joie de l’avoir dans son équipe. Il est vraiment malin dans sa manière de voir et de penser le jeu". Habile.

Pour la dernière rencontre du groupe B, face aux Finlandais (0-2), Martinez a sorti l’artillerie lourde. Witsel, Hazard et De Bruyne sont de retour dans le 11 afin de grappiller du temps de jeu avant de passer aux choses sérieuses avec la phase à élimination directe. A leurs côtés, Doku, Trossard et Chadli disputent leurs premières minutes. Une rotation nécessaire pour impliquer tous les joueurs. Connaissant ses hommes à la perfection, Roberto Martinez prend le soin de titulariser Romelu Lukaku. Assoiffé de buts, Big Rom' n’a qu’un objectif : finir meilleur buteur de la compétition. Martinez a d’ailleurs attendu que ce dernier marque son petit but avant de le remplacer par Christian Benteke. Tout est calculé.

"Si vous m’aviez demandé avant le tournoi mes principaux objectifs, je vous aurais répondu vouloir obtenir neuf points et voir revenir les joueurs blessés", a expliqué Martinez après le succès face aux Hiboux. Objectifs remplis donc. Roberto Martinez le sait mieux que quiconque, il devra compter sur un groupe en bonne santé et soudé s’il veut ramener à la Belgique le trophée tant désiré.

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