Dries Mertens sous le charme de Tielemans : "Sa détermination, sa volonté de faire plus et mieux, c'est génial"

Dries Mertens
2 images
Dries Mertens - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Quel plaisir, cet entretien de 30' avec Dries Mertens ! L’attaquant de Naples rayonne, surtout parce qu’il est de retour "en famille", chez "ses" Diables. Peut-être aussi parce que la saison à Naples est moins rose que celle avec l’équipe nationale.

D’abord, Dries, comment va votre cheville, qui vous a écarté des terrains durant 13 longs matchs cette saison ?

"C’était une déchirure des ligaments, j’ai essayé de revenir le plus vite possible. Mais j’ai eu peur que ça ne guérisse pas assez vite. Je récupère plus lentement qu’avant, c’est peut-être l’âge (33 ans) ? ! Alors cela m’a énervé, et j’ai laissé de l’influx nerveux en m’énervant. Ça m’a un peu cassé. Aujourd'hui je dirais que je suis à 100% mais ça fait toujours un peu mal".

Votre 100e but en Série A est un nouveau record, comme vos 133 buts pour Naples, ces distinctions individuelles ou ces records ont-ils de la valeur pour vous ?

"Oui, plus que quand j’étais jeune. Quand tu es jeune, tu fais de ton mieux, mais tu te dis que si l’équipe gagne, tu es dedans donc tu gagnes aussi. Plus vieux, tu sais que si tu es un peu devant, les autres vont vouloir te rattraper. C’est l’émulation, c’est bon pour le groupe.

En équipe nationale, il y a beaucoup de joueurs qui veulent en faire un peu plus, qui mettent la barre plus haut, qui tirent le groupe vers le haut. Et même des jeunes. C’est pour cela aussi que j’aime tant Youri Tielemans. Sa détermination, sa volonté de faire plus et mieux, c’est génial".

La pandémie de Covid19 implique des mesures sanitaires strictes, cela pèse-t-il pour des footballeurs professionnels ?

"Moi je suis un tactile, j’aime bien les câlins, alors c’est un peu ch… ! Mais il faut accepter, et espérer que cela se termine au plus vite. Et nous, les joueurs de foot, on n’a pas le droit de se plaindre. On continue à jouer et à gagner notre vie, il y a tant de gens pour lesquels c’est tellement plus douloureux".


►►► À lire aussi : European Qualifiers, Belgique - pays de Galles en direct : Première étape vers la Coupe du Monde 2022 au Qatar (LIVE vidéo 19h30)


Question ambiance et relations, quelles différences existent entre une équipe de club et une équipe nationale ?

"C’est vraiment autre chose. D’abord c’est le plaisir de parler à nouveau sa langue. Même le Français, qui n’est pas ma langue maternelle, c’est une des langues de mon pays, et mon oreille l’aime bien. En Italie, ça me manque. Ensuite, la mentalité des Diables est spécifique. A quoi ? A nous ! On a tous la même, avec des nuances bien sûr, mais une base commune. Et très positive. En club tous les 6 mois, il y a des joueurs qui quittent, des nouveaux qui viennent, des prêtés qui reviennent, ceux qui savent qu’ils ne resteront pas etc. Alors que chez les Diables, c’est beaucoup plus stable, on forme un vrai groupe, depuis si longtemps.

Dès que je pense que je vais retrouver l’équipe nationale, je sens que j’ai déjà un sourire sur mon visage. Les diables que je préfère ? Je m’entends bien avec tout le monde mais c’est plus spécial avec Toby, Jan, Kevin, Thomas… Oui ce sont les Flamands, c’est normal, mais des garçons comme Michy, Youri, Eden Thorgan, Yannick… rien que d’en parler avec vous ça me donne le sourire. Si Marouane me manque ? Beaucoup ! Mais aussi Vincent, Nicolas, et surtout Moussa".

Ce match contre le pays de Galles rappelle de très mauvais souvenirs à la Belgique depuis l’élimination à l’Euro 2016, ce sera une revanche, mercredi ?

"Non, franchement. La page est tournée, ça fait 5-6 ans maintenant. Il n’y aura pas de sentiments de revanche, mais on doit gagner et on veut gagner. C’est un peu spécial parce qu’il s’agit d’un match qualificatif pour la Coupe du Monde alors que nous préparons l’Euro, mais ça ne change rien pour les joueurs alignés ni pour Roberto Martinez : la victoire doit être au rendez-vous".

Alors, les deux questions bateau : à quelle place souhaitez-vous jouer et préférez-vous marquer ou servir un assist ?

"Franchement, ce que je n’aime pas c’est de ne pas jouer. Et je veux bien jouer à toutes les places. Ensuite, je n’aime pas perdre. Donc marquer ou faire un assist, c’est vrai que c’est un "plus", mais la seule chose qui compte c’est qu’on ait gagné. Alors, même si je n’ai ni marqué ni servi d’assist, je peux rentrer chez moi et boire un petit verre".

Newsletter Diables Rouges

Recevez régulièrement des nouvelles de nos Diables Rouges !

OK