Diables Rouges : A qui profitera la liste des 26 pour l'Euro ?

C'est le dernier jalon, aussi symbolique qu'essentiel, sur la route vers l'Euro : la "liste des 26" sera dévoilée ce lundi.

26, plutôt que 23, largesses sanitaires obligent.

Beaucoup d'appelés, peu d'élus, a-t-on coutume de dire. Il y aura un peu plus d'élus cette fois... Mais lesquel ?

Roberto Martinez est un homme de convictions et de principes. Malgré la fameuse "flexibilité tactique" qu'il prône sur le terrain, dans ses choix, l'homme n'a pas l'habitude de briser ses lignes directrices.

Partant du principe que chaque poste doit idéalement être doublé (et même triplé dans le cas du gardien), et que la formule russe lui a donné satisfaction il y a 3 ans, du point de vue des choix et de l'équilibre, il ne semblait pas sot d'imaginer le sélectionneur catalan embarquer à nouveau, dans un premier temps, 3 gardiens, 5 défenseurs centraux, 5 joueurs de flancs, 8 milieux de terrains défensifs et offensifs, et 2 attaquants.

Soit, une liste proche de celle-ci : Courtois (Real Madrid), Mignolet (FC Bruges), Casteels (Wolfsburg), Vertonghen (Benfica), Alderweireld (Tottenham), Vermaelen (Vissel Kobé), Denayer (Olympique Lyonnais), Boyata (Hertha Berlin), Dendoncker (Wolverhampton), Tielemans (Leicester), Praet (Leicester), Meunier (Borussia Dortmund), Castagne (Leicester), Th.Hazard (Borussia Dortmund), Chadli (Istanbul Basaksehir), Carrasco (Atletico Madrid), Doku (Stade Rennais), Trossard (Brighton), E.Hazard (Real Madrid), De Bruyne (Manchester City), Mertens (Napoli), Lukaku (Inter Milan) et Batshuayi (Crystal Palace).

Un de plus par ligne ?

Avec le bonus de 3 joueurs et une sélection élargie, l'équation la plus évidente semble de profiter de l'aubaine pour renforcer numériquement chaque ligne de jeu.

Si l'on part de ce postulat (et même en suivant toute autre logique, d'ailleurs...), Christian Benteke semble le plus évident et le plus indiscutable des bénéficiaires. Le malheureux attaquant de Crystal Palace (privé de deux phases finales de coupes du monde pour cause de blessure !) présente un profil, une expérience et une personnalité qui font mouche auprès de Roberto Martinez. Mais, quand il s'agit de partir à 23 et de n'emmener que deux attaquants dans ses valises, Benteke se heurte à son coéquipier Michy Batshuayi, au temps de jeu quasi inexistant dans son championnat domestique (l'anglais, pour ne pas le citer), mais transfiguré dès qu'il s'agit d'enfiler la vareuse de l'équipe nationale (22 buts en 33 matchs, dont 14 seulement disputés en tant que titulaire !). Devant Batshuayi en club, mais derrière lui en équipe nationale, Benteke (dont le premier match en noir-jaune-rouge remonte à mai...2010 !) profitera de "l'exception Covid" pour intégrer la liste des 26 et prendre part à son deuxième Euro (11 minutes à peine disputées lors de l'Euro 2016...). Le concernant, on peut prendre le risque d'enlever le conditionnel. D'autant que sa saison est allées crescendo : 3 buts avant Noël, 5 ensuite, dont deux inscrits lors de ses deux dernières sorties. Le grand Christian respire la forme et la confiance...au meilleur moment !

Le miracle Witsel

Pour la ligne d'entrejeu, Roberto Martinez a déjà glissé un élément de réponse en annonçant que, vu ses progrès, Axel Witsel allait être intégré à la sélection. Un rebondissement qui aurait encore tenu du miracle il y a quelques semaines, mais qui est devenu une vraie possibilité il y a quelques jours, tout à la fois par les progrès fulgurants du Liégeois dans sa revalidation, et par l'élargissement de la liste à 26. Une telle prise de risque n'aurait pas été de mise avec une liste traditionnelle de 23, même si le sélectionneur n'avait pas agi autrement avec Vincent Kompany lors de la dernière coupe du monde (préservé en poule, aligné à partir des 1/8è).

Pour le reste, Hans Vanaken a fréquemment enfilé le maillot de l'équipe nationale, mais sans jamais réussir à se rendre indispensable. Le talent du Brugeois n'échappe à personne, mais les interrogations quant à sa meilleure place (assortie de son meilleur rendement) dans le système Martinez continuent de laisser perplexe. Ce qui pourrait jouer en faveur d'Adnan Januzaj, qui n'a pas son pareil en un contre un (ou plutôt, n'avait pas, depuis l'éclosion et la hype de Jérémy Doku). L'homme de la victoire de Kaliningrad contre l'Angleterre reste l'un des plus beaux techniciens de l'équipe, mais ses prestations en sélection n'ont pas toujours convaincu Martinez (à Saint-Marin notamment...). Reste alors l'option Thomas Foket, alternative intéressante sur les flancs et qui a séduit lors de ses récentes sorties avec les Diables (mais Martinez voudra-t-il emmener 6 flancs ou se priver de l'expérience et de la polyvalence d'un Nacer Chadli ? Pas sûr). Voire Yari Verschaeren, en qui Martinez croyait (et croit toujours) beaucoup, mais qui tarde à retrouver son plein niveau.

Enfin, derrière, les possibilités sont moins nombreuses avec Brandon Mechele, Christian Kabasele (qui ne compte que...2 matchs avec les Diables Rouges, le dernier remontant à novembre 2017), voire Zinho Vanheusden, qui reprend tout juste la compétition, mais pour qui l'Euro arrive sans doute un peu trop tôt... La candidature du défenseur du Standard entrera sans doute davantage en considération pour la Coupe du Monde au Qatar...

Une (grosse) longueur de retard

Compte-tenu des 3 derniers rendez-vous de mars (les derniers avant l'Euro et les deux amicaux le précédant), certains joueurs ont compris qu'il leur faudrait un miracle pour être appelés. On croit ainsi très peu aux chances de sélection de Sebastiaan Bornauw, Alexis Saelemaekers, Dodi Lukebakio ou encore Charles De Ketelaere.

Et si Fellaini...

Enfin, plus audacieux mais pas totalement inconcevable, serait de tendre la main, ou plutôt de dérouler le tapis rouge, à un certain... Marouane Fellaini.

L'idée tient surtout du fantasme et d'un fol espoir, au vu de ses 87 sélections, 18 buts et cette faculté de toujours pouvoir surgir n'importe où n'importe quand pour donner à l'histoire une autre orientation. Atypique s'il en est, incernable et intenable par-dessus tout, Big Mo constituerait LE joker de luxe par excellence. Mais deux questions essentielles se posent à son sujet : Roberto Martinez (toujours assez évasif sur la question) va-t-il réellement passer des intentions (fantasmées ?) aux actes et le rappeler pour une dernière pige ? Et Fellaini lui-même en nourrit-il le désir profond ? Dans l'affirmative, on pourrait en tout cas parler d'un fameux coup de poker et de panache !

 

 

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