Des supporters déçus par l'attitude affichée par les Diables

Dans l’émission "Complètement Foot" sur Vicacité, après le partage entre la Russie et la Belgique (3-3) en amical, de nombreux supporters des Diables ont interpellé David Houdret, Pascal Scimè et Alexandre Teklak au sujet de l’attitude affichée par les diables et la fracture qui se crée avec eux.

"Ce qui est quand même dommage, c’est que le même jour on assiste à deux scènes complètement opposées. D’un côté, on a les Diables qui arrivent à l’aéroport et qui snobent le comité d’accueil. Et quelques heures plus tard, on a les Diablotins qui prennent l’initiative, parce qu’on ne les a pas forcés mais on leur a éventuellement suggéré de le faire, de chanter la Brabançonne a cappella. Et tout le stade de Louvain a été agréablement surpris. Donc le même jour, on a deux images complètement opposées du football belge, a noté Pascal Scimè.

Et de poursuivre : "En ce qui concerne l’arrivée des joueurs à Sotchi, je sais que les supporters ne sont pas contents mais je ne vais pas commencer à entrer dans le débat et dire qu’ils se la "pètent" ou que c’est un manque de respect pour les enfants russes en costume qui se faisaient une fête d’accueillir les Belges. Je ne souhaite pas entrer dans ce débat-là. Mais il y une chose qui m’interpelle : on dit toujours que le footballeur est égocentrique et égocentré, et que pour être un bon joueur il faut être ouvert au monde. Je suis désolé, vous pouvez être concentrés mais honnêtement, vous sortez de l’avion, vous entendez de la musique et vous voyez des gens au loin danser, est-ce qu’il n’y a pas un minimum de curiosité à avoir et d’ouverture vers l’autre ? Même si je suis en train de twitter ou d’envoyer un sms à ma femme pour dire que je suis bien arrivé, tu n’es pas Russe et tu n’as pas l’habitude d’entendre cette musique, alors retourne toi et regarde ce qu’il se passe. Non rien. C’est comme s’ils étaient dans leur bulle. Rappelez-vous il y a quelques semaines lorsque nous avions eu Neskens Kebano en direct dans notre émission en pleine Coupe d’Afrique des Nations, c’était quelques heures avant un match et ça ne les a pas empêché de briller. Et ici la veille d’un match, on ne sait même pas juste tourner la tête et regarder ce qui se passe autour de nous."

"On revient souvent sur la culture du supporter qui existe en Angleterre, l’attachement qu’ils ont et l’identité par rapport à leur club. Il y a quand même beaucoup de joueurs qui l’ont connu ou qui la connaissent encore actuellement. Je ne veux pas faire de comparaison à deux balles mais je trouve que c’est quelque chose de culturel là-bas – même si c’est un peu moins le cas aujourd’hui avec les capitaux étrangers qui envahissent les clubs – mais il y a quand même cet esprit", a pour sa part souligné Alexandre Teklak.

"Les gars sont dans une bulle et ils ne s’intéressent plus véritablement à autre chose. Plus tard, certains auront peut-être beaucoup d’argent et ils pourront se permettre de faire des tours du monde. Je me souviens en étant jeune avoir eu l’occasion de me rendre dans des pays avec l’équipe nationale ou en club. Le fait de voyager, de découvrir d’autres pays, parce que je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de voyager avec mes parents, c’était une vraie curiosité pour moi. Et au-delà du foot, il y avait aussi la découverte de l’environnement dans lequel tu tombes, la langue, etc. Et j’ai encore des images comme ça, parfois plus que des images de terrain en tant que telles, qui sont restées fort marquées dans mon esprit parce que c’était la découverte d’un nouveau monde", a-t-il encore confié.

Et d'évoquer une génération blin bling même s'il ne faut pas généraliser et mettre tous les joueurs dans le même panier.

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